Autonomie individuelle et action collective : la mise en forme du lien social dans le parti des Verts

par Guillaume Coton

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Norbert Alter.

Soutenue en 2011

à l'Université Paris-Dauphine .


  • Résumé

    L’étude du parti Les Verts montre que créer du sens en commun, forger des identifications et intégrer les acteurs dans une même action collective peut être problématique. L’organisation, loin d’incarner une identité collective consensuelle, se présente plutôt comme le réceptacle d’un foisonnement d’actes identitaires. Ce rapport autonome au collectif revendiqué par les acteurs permet de comprendre que, s’il existe de multiples tentatives de régulation, on observe un déficit de règles légitimes. Dans cette négociation entre autonomie et engagement, le lien sociable instaure, au niveau des interactions, un cadre précaire mais efficace, dans lequel les acteurs coopèrent tout en faisant fi de leurs antagonismes. L’action collective fonctionne alors comme une dynamique qui, de la structuration organisationnelle jusqu’aux micro-ajustements des acteurs, tente de concilier les revendications individualistes et le souci d’efficacité, par un travail sur les formes du lien

  • Titre traduit

    Individual autonomy and collective action : shaping social connection in the party “Les Verts”


  • Résumé

    Studying the political party “Les Verts” shows that creating meaning as a group, shaping identifications, and integrating actors in one collective action may be problematic. The organisation, far from representing a consensual collective identity, rather presents itself as a vessel for various identity-asserting acts. This autonomous relation to the collective, which is vindicated by its actors, allows one to understand that although many attempts at regulation are made, legitimate rules are lacking. In this negotiation process between autonomy and engagement, the sociable bond establishes, at the level of interactions, a precarious but efficient frame in which actors cooperate while leaving their antagonisms aside. Collective action thus functions as a dynamic, encompassing both the way the organization is structured and the actors’ micro-adjustments, and attempting to conciliate individualistic claims and a care for efficiency, via its work on the shapes of this bond

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Informations

  • Détails : 1 vol. (300 p.)
  • Annexes : bibliogr. 195 ref.

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