Escenas de la lengua y la escritura en la América hispana y la América latina

par Cecilia Sánchez

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Roberto Hozven et de Patrice Vermeren.


  • Résumé

    In the context of the installation of a community of language on the Spanish America, the thesis aims to identify the conflicts and scenes between the letter (whose rationality is named a cold one), and the spectral writing (marked by remembrances of language remnants). As a general hypothesis, will be argued that this conflict is a struggle for the distribution of words as a way of doing politics. The weft of the thesis is developed on the basis of three scenes: the textual fraternity, the crisis of the letter and the spectrality of writing. In relation to the scene, I assume the perspective of Hegel ([1907] 2003), who develops this notion concerning the tragedy of Macbeth (Shakespeare) in “The Spirit of Christianity and its Fate”. In that work, the scene is the return of ghosts that have been deprived of their body and their place. It should be emphasized that the scene attends to what resurrects by remembrances, parodies, repetitions, quotations, or re-unifications of what has already happened. Based on this approach, the study seeks to consider a corpus of essays, narrative and poetic texts relating to XIX century and mid XX century. The study starts from the initial period of Spanish America, whose first aim is to examine the hypothesis that conceives the letter under the power of be printed upon a blank page or a tabula rasa, and receptive of a civilizing reason. Subsequently, we examine the period in which a part of America is named Latin, in opposition to Anglo-Saxon America, focusing on the affiliation of modernism to the Latin through the defense of futility (Darío and Rodó), in conflict with the principles of positivism. For the third scene, the hypothesis that discusses the spectral writing states the conjecture that the ghostly remnants and marks of the stories chosen are remembrances of a lost object.

  • Titre traduit

    Scenes of language and writing in Hispanic America and Latin America


  • Résumé

    Cette thèse cherche à repérer, dans le cadre du projet d’installation républicaine d’une communauté de langue en Hispano-Amérique (nommée plus tard Amérique Latine), des conflits et des scènes politico-linguistiques entre la lettre et l’écriture. Le développement de cette analyse repose sur le concept de scène, qui est pensé à partir de la réflexion de Hegel sur la tragédie de Macbeth (Shakespeare) dans L’esprit du Christianisme et son destin(2003). Dans ce texte, la scène est le retour des fantômes de ceux qui ont été dépouillés de leur corps et de leur place. La première scène examine la notion d’une fraternité de la langue de nature lettrée, exprimée par la métaphore de la mère qui unifie un ordre discursif, en conflit avec des éléments considérés comme illettrés ou barbares. Domingo Faustino Sarmiento, Félix Varela, Andrés Bello, Simón Rodríguez, Ventura Marín, Victorino Lastarria, parmi d’autres, sont ceux qui s’inscrivent dans le modèle d’une langue ordonnée qui cherche la transparence et l’unification. La deuxième scène peut être lue en termes du démembrement de la communauté de langue au cours de la période où l’Hispano-Amérique devient Amérique Latine. Dans le cadre des instabilités de la société industrielle de la fin du XIXème siècle, et dans le contexte du conflit entre les principes humanistes du loisir et ceux de l’utilitarisme de l’Amérique saxonne, on considère l’émergence ou l’irruption de fraternités de type cosmopolite et d’une écriture caractérisés par leur refus des grammaires de l’époque du rationalisme abstrait et du néoclassicisme. Pour ce faire, on prête attention aux écrits de Rubén Darío, de José E. Rodó et de José Martí. La troisième scène, définie comme la « revenance » d’une mémoire posthume dans le domaine de la littérature, est d’abord lisible chez Pedro Páramo (1955), chez le mexicain Juan Rulfo, et il est possible d’établir en même temps des rapprochements avec Memórias póstumas de Brás Cubas, (du brésilien Machado de Assis, 1881), avec Juana Lucero (du chilien Augusto D´Halmar, 1902), avec La amortajada (de la chilienne María Luisa Bombal, 1938), avec Ríos Profundos (du péruvien José María Arguedas, 1956) et avec Grande Sertão: Veredas (du brésilien Joao Guimarães Rosa, 1956).

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Informations

  • Détails : 1 vol. (321 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 301-321

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 3762
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