Cinéma militant et révolution culturelle : le cinéma militant français des années 70 (1968-1981) et les relations entretenues avec la révolution culturelle chinoise : histoire, manifestations et conception à l'aune de la révolution culturelle

par Aigong Zhang

Thèse de doctorat en Cinéma et audiovisuel

Sous la direction de Serge Le Péron.

Soutenue en 2011

à Paris 8 .


  • Résumé

    Né dans les années 30, le cinéma militant français prend son essor après Mai 68, en se confrontant aux réalités sociales de la société française. C'est une période de forte idéologisation du cinéma, tant au niveau des concepts inaugurés et déployés dans le champ théorique, qu'au plan du langage cinématographique pratiqué. L'idéologie est aussi présente dans les perspectives données à la production et la distribution des films, aussi bien que dans l'organisation des collectifs de réalisation militants. Entre 1968 et 1981 les orientations politiques du cinéma militant français et les développements du langage cinématographique vont de pair. Le fait d'analyser le cinéma militant français à l'aune de la Révolution Culturelle chinoise impliquerait-il qu’il existe un lien de parenté entre les deux approches artistiques ? On répondra à la fois par l’affirmative et par la négative. D’un côté, la Révolution Culturelle chinoise fournit au  cinéma militant français un cadre politique et des concepts théoriques. En même temps les pratiques cinématographiques qui en résultent sont tout à fait différentes. La réception négative en Chine au documentaire de Joris Ivens et Marceline Loridan consacré à la Révolution Culturelle chinoise (« Comment Yukong déplaça les montagnes »), comme le rappel des formes et des contenus des films modèles révolutionnaires chinois, issus de la même Révolution Culturelle chinoise, montre bien les différences criantes des deux pratiques du cinéma. La révolution culturelle proclamée par le cinéma militant français s'est effectuée de fait en toute indépendance des instances politiques établies et a pu s'épanouir de manière tout à fait autonome dans les différents groupes de réalisation. Les pratiques artistiques chinoises issues de la Révolution Culturelle ont été du début à la fin hautement surveillée et manipulée par les autorités du Parti et de l'Etat. L'examen comparé de ces contextes historiques et théoriques, permet de délimiter les bases communes et les différences essentielles de ces deux expériences au plan cinématographique. Il permet surtout de faire la part des intentions affichées et des réalités artistiques apparues dans le cinéma militant français entre 1968 et 1981.


  • Résumé

    The French militant cinema, born in the 30’s, expand rapidly after May 1968. It confronts with the social reality of French society. That is a high ideologized period for the cinema, so much at all the level of theoretic concepts as in the sphere of cinema practical language. The ideology is present also from the production to the distribution via the organization of militant working groups. Between 1968 and 1981, the political orientation of the French militant cinema and the film language developments work side by side. Can we consider a relationship between the French militant cinema and the Chinese Cultural Revolution simply by the fact of the influences of the latter on the former? The answer is both affirmative and negative! On the one hand, the Chinese Cultural Revolution gives the French militant cinema a political framework and the theoretic concepts. At the same time, the cinematic practices resulted from it are completely different. The negative welcome given to the documentary of Ivens and Loridan in China, on the Chinese Cultural Revolution “How Yukong moved mountains”, as the reminder of the Chinese revolutionary model films, born of the same Chinese Cultural Revolution, reveals well the flagrant differences between these two cinema practices. The cultural revolution proclaimed by the French militant cinema, in fact goes without any dependence on political authority, and expands in a completely autonomous way with different working groups. The Chinese cinematic practices during the Cultural Revolution are all the while highly surveyed and manipulated by the Chinese authorities. With theses historical and theoretical facts we look for their common base, their essential differences and their frictional points in order to extract an intense and revealing history of the French militant cinema between 1968 and 1981.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (381 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 240-251. Filmogr. f. 252-270. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TH 3020

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.