La scène de remémoration littéraire dans la littérature des camps : texte en absence, texte à rebours

par Catherine Ojalvo

Thèse de doctorat en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Tiphaine Samoyault.

Soutenue en 2011

à Paris 8 .


  • Résumé

    La littérature concentrationnaire fait apparaître de façon très récurrente la scène du souvenir littéraire. Au sein de l’événement constitué par l’extermination de masse, il semble qu’elle est le lieu d’expression d’une puissance en même temps que d’un conflit. Les camps nazis, les centres de sécurité cambodgiens, les goulags sont les lieux du processus d’extermination. Il s’avère que le souvenir littéraire dans l’événement de la destruction, dans l’organisation de la disparition, trouve certaines correspondances avec le souvenir de l’événement lui-même, c’est à dire qu’il prend en charge une partie de la question de la transmission et de l’historiographie propre à chaque pays. Comment prend place la littérature dans le camp ? Se souvenir de la littérature relève t-il d’un procédé littéraire en même temps que d’un acte de résistance face à l’imminence d’une destruction programmée ? La trace de la littérature, issue de l’absence du texte est-elle aussi littérature ? Pourquoi le « besoin de la littérature » devient-il aussi prégnant que le besoin de se nourrir ? Ainsi, à partir d’un réel inimaginable, surgit le souvenir littéraire, en l’absence de tout texte écrit, au cœur même de l’expérience totalitaire.


  • Résumé

    Concentration camp literature recurrently stages prisoners remembering literary texts. In the midst of the event which mass extermination represents, this scene might be considered as the moment when some kind of power and some kind of conflict occur at the same time. Nazi concentration camps, Cambodian security centers, the Gulag, are the places where the extermination process takes place. In some ways, the literary recollection in the destruction event, in the organisation of the disappearance, resonates with the recollection of the event itself, which means that it is responsible for some part of the transmission and some of the historiography specific to each country. How does literature take place in the concentration camp? Does remembering literature come within a literary process as well as within an act of resistance in the face of the imminence of the programmed destruction? Is the trace of literature, that is born out of the absence of all text, also literature? Why does the « need for literature » become as imperious as the need for food? Hence, in spite of the absence of all written text, the literary recollection springs out of an unconceivable reality, at the very heart of the totalitarian experience.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (290 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 268-286. Index

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 2969
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