L' environnement post-marinoen (ca. 635 ma) : une étude multi-proxy de la plateforme carbonatée du Groupe d'Araras (Mato Grosso, Brésil)

par Pierre Sans-Jofre

Thèse de doctorat en Géochimie

Sous la direction de Magali Ader et de Ricardo Ivan Ferreira Trindade.

Soutenue en 2011

à Paris 7 en cotutelle avec l'Universidade de São Paulo (Brésil) .

  • Titre traduit

    Post-Marinoan environnment (ça. 635 Ma) : a multi-proxy study of the Araras carbonate platform (Mato Grosso, Brazil


  • Pas de résumé disponible.

  • Titre traduit

    = O ambiente pós-Marinoano (ca. 635 Ma) : um estudo multi-proxy da plateforma carbonática do grupo Araras (Mato Grosso, Brasil)


  • Résumé

    De nombreux sédiments glaciaires déposés à basses latitudes durant le Néoprotérozoïque ont mené à l'hypothèse d'un englacement complet du globe terrestre. La sortie de cet état climatique extrême aurait été engendrée par un effet de serre intense. Ce travail repose sur le croisement d'études sédimentologique, géochimique, magnétique et isotopique sur des sédiments de la plateforme carbonatée d'Araras contemporaine de la transgression postglaciaire Marinoenne. Les résultats révèlent une régression du niveau marin qui atteint son maximum à la fin du dépôt des cap-dolomies, qui est suivit par une période transgressive. Une étude des conditions redox de dépôt basée sur des analyses de concentrations en éléments traces, de minéralogie magnétique et de spéciation du fer, indique des conditions de dépôt oxydantes au sein du sédiment, qui deviennent progressivement réductrices quand la profondeur de dépôt augmente. Les compositions isotopiques en carbone et multi-isotopique du soufre suggèrent que la transgression postglaciaire s'accompagne d'un épuisement de la colonne d'eau en sulfate, du à une augmentation conjointe de la productivité primaire et de la sulfato-réduction bactérienne. Pour l'atmosphère post-Marinoenne, des analyses de compositions isotopiques du carbone des carbonates et de la matière organique qui y est associée ont permis d'estimer une concentration en CO2 maximale de 3200 ppmv. Cette concentration est bien inférieure à celle prédite par les modèles pour permettre la fonte des glaces mais est plus cohérente avec la pO2 atmosphérique attendue pour le Néoprotérozoïque et les conditions de pH des océans favorables à la précipitation des carbonates.

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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (287 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Réf. p.268-287

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TS (2011) 166
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