A "pretty general taste for pictures" : the social construction of artistic value in eighteenth-century London (1685-1805)

par Bénédicte Pavot

Thèse de doctorat en Etudes Anglophones

Sous la direction de Frédéric Ogée.

Le jury était composé de Isabelle Baudino, David Ormrod.

Les rapporteurs étaient Jeffrey Hopes, Pierre Dubois.


  • Résumé

    The purpose of this dissertation is to examine how painting was perceived throughout long eighteenth century in Great Britain, and to study how the notion of cultural value veloped from the different discourses triggered by pictures. The legitimacy of a taste for ainting was a question that preoccupied both collectors and preachers declaiming against iuxury, and it became more pressing in the face of a growing interest for pictures in the well-off British middling sort. Neither moral nor aesthetic values could account entirely for the value of painting as it was construed by the British spectator, for it included a commercial component, influenced as it was by the agents, the merchants, as well as the artists themselves, busy redefining their profession and promoting a British School of painting. Operating as middlemen to bring pictures and public together, through public sales and exhibitions, the actors of the art market contributed in creating a space of sociability in European capitals — the case of London will particularly occupy this dissertation. By promoting the amateur practice of drawing, or collecting on a small-scale, they put paintings within the reach of a larger public and redefined their pedagogical value. The space of conversation inhabited by the virtuosi was enlarged to accommodate for the eighteenth¬century public, and its boundaries were those of the art market — a market that was keen to promote not only the pleasure, but also the instruction the public could gain from pictures -an aspect that conveys the socio-cultural epistemology proper to the British long eighteenth century, both sensualist and empiricist.

  • Titre traduit

    Un goût pour la peinture presque partout repandu» : la construction sociale de la valeur artistique à Londres au dix-huitieme siecle


  • Résumé

    Cette thèse propose d'examiner la perception de la peinture au cours du long dix-huitième siècle en Grande-Bretagne et d'étudier comment les différents discours aboutirent à la construction d'une valeur culturelle. La légitimité du goût pour la peinture fut une question qui obsédait tant les collectionneurs que les prédicateurs s'insurgeant contre le luxe, alors que des Britanniques issus de la classe aisée s'enthousiasmaient pour cet art dont le pays n'avait pas la tradition d'excellence. Reposant sur des fondements ni tout entièrement moraux, ni tout entièrement esthétiques, la valeur de la peinture telle qu'elle était exprimée par le spectateur britannique ne se défit jamais d'une logique commerciale -celle des agents, des marchands, mais aussi celle des artistes eux-mêmes, occupés à redéfinir leur profession et à promouvoir une École anglaise de peinture. Par leur statut d'intermédiaires, par le biais des ventes et des expositions, les acteurs du marché de l'art contribuèrent à créer un espace de sociabilité dans les capitales européennes : cette thèse en examine le pan londonien. Par la promotion de la pratique du dessin en amateur, ou de la collection à petite échelle, ils mirent la peinture à la portée d'un plus grand public, redéfinissant sa valeur pédagogique. L'espace de conversation des connaisseurs érudits, élargi au public amateur est celui du marché de l'art — un marché qui reposait sur la promotion du plaisir mais aussi de l'instruction que le public pouvait retirer de la peinture, et qui traduit ainsi bien l'épistémologie socioculturelle proprement britannique tant sensualiste qu'empiriste qui se développa au cours du long dix-huitième siècle.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (610 p.)
  • Annexes : 1024 réf.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TL (2011) 139
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