Thèse soutenue

Impact psychologique de la greffe de cellules souches hématopoïétiques et traumatisme psychique

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Auteur / Autrice : Aurélie Aspert-Houballah
Direction : Marie Rose MoroOlivier Taïeb
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie clinique et psychopathologie
Date : Soutenance en 2011
Etablissement(s) : Paris 5

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) représente l’un des traitements de la dernière chance des hémopathies à pronostic létal. Entre l’annonce de la maladie grave et les risques liés à la greffe, le risque de mort devient une menace réelle. Cette recherche tente de cerner les conséquences psychologiques de la greffe de CSH, notamment autour de la question du traumatisme psychique, par une analyse psychodynamique. Pour ce faire, elle utilise une évaluation longitudinale et hétérogène, associant psychométrie, tests projectifs et entretiens cliniques. Elle concerne un échantillon de quatorze jeunes adultes allogreffés entre le mois de mai 2009 et le mois de mai 2010. Neuf d’entre eux ont été évalués une fois avant la greffe puis plus d’un an après la greffe. Les résultats montrent une prédominance de la problématique de perte à traitement mélancolique au sein de cette population. La régression et le masochisme semblent apparaître comme des voies de dégagement efficaces. Le traumatisme psychique favorisé par le contexte de menace vitale, semble plutôt lié à cette problématique de perte qu’à l’annonce de la maladie grave ou la greffe de CSH à proprement parler. Le trauma apparaitrait, au sein d’une hypothèse psychosomatique du patient allogreffé, comme une issue possible à la destruction somatique entrainée par la déliaison pulsionnelle.