Peintres Moghols au XVIII° siècle

par Eric-Selvam Thorez

Thèse de doctorat en Histoire de l’art

Sous la direction de Édith Parlier-Renault.

Le président du jury était Vincent Lefèvre.

Le jury était composé de Édith Parlier-Renault, Vincent Lefèvre, Yves Porter, Michel Jacq-Hergoualc'h, Susan Stronge.

Les rapporteurs étaient Yves Porter, Michel Jacq-Hergoualc'h.


  • Résumé

    Cet ouvrage a pour objet l’étude de différents peintres moghols ayant exercé leur activité au XVIII° siècle, c'est-à-dire entre la fin du règne d’Aurengzeb et le début de celui d’Akbar II. Il s’attache à établir, pour chaque peintre, des catalogues de l’œuvre peint, et, partant, à définir les caractéristiques de chacun, en analysant le style et l’approche iconographique des peintures. Jusqu’à présent, la méconnaissance globale des collections de peintures mogholes du XVIII° siècle a désigné cette période comme une phase de recul qualitatif des peintres et des peintures, ces dernières étant généralement considérées comme peu nombreuses, stylistiquement faibles et limitées à des sujets galants, courtois ou érotiques. C’est en analysant ces collections peu étudiées que nous avons tenté d’améliorer la connaissance de cette période, à travers la vie et l’œuvre des peintres moghols face aux bouleversements qui surviennent dans l’Inde du nord tout au long du XVIII° siècle. Ainsi, nous nous sommes attaché à montrer, qu’après une première phase où prévaut, chez les peintres, une forme de classicisme, les membres de l’académie impériale ont tenté de rénover l’esthétique moghole face à l’émergence d’ateliers régionaux concurrentiels. Nous avons ensuite suivi le parcours des peintres qui s’installèrent en Oudh, amenant, sans rupture, le mouvement appelé Company Paintings, tandis qu’à Delhi, les membres de l’académie impériale s’orientaient vers une forme de néoclassicisme pictural. Ce travail permettra de jeter un regard nouveau sur les peintres moghols au XVIII° siècle, en montrant l’évolution donnée à l’esthétique classique dans un contexte de régionalisation de la peinture.

  • Titre traduit

    Mughal painters of the XVIII° century


  • Résumé

    This work is a study on Mughal painters who were active in the 18th century, between the end of Aurengzeb and the beginning of Akbar’s rein. The intention is to establish a catalogue of painted works for each painter, thereby defining the characteristics of each one through an analysis of the style and different iconographic approaches within the paintings. Until recently, the global lack of knowledge of Mughal eighteenth century painting collections defined this period as one of decline in the quality of painters and their works, the latter being generally considered to be small in number, stylistically weak and limited to gallant, courtly, and erotic subject matter.Through an analysis of these rarely studied collections that we have broached a renewal of our understanding of this period through the lives and works of these Mughal painters who were facing the political and economical disruptions that took place in the North of India throughout the whole of the eighteenth century. Therefore, our work has been focused on revealing that after an initial phase, when a form of classicism prevailed in the painters’ works, the members of the imperial academy aimed at renewing a Mughal aesthetic as the concurrent regional workshops emerged. We have then followed the direction of the painters who settling in Oudh, took with them, the movement known as Company Paintings, whereas in Delhi, the members of the imperial academy orientated themselves towards a neoclassical pictoralism. This work, by showing in particular the evolution of a classical aesthetic, will therefore allow us look anew at Mughal painters of the eighteenth century, within the context of the regionalisation of painting in India.


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