Une vie de marionnette. Approches théorique et historique du phénomène de l’animation

par Sylvie Martin-Lahmani (Martin)

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Denis Guénoun.

Soutenue le 12-12-2011

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) .

Le président du jury était Sophie Basch.

Le jury était composé de Denis Guénoun, Georges Banu, Paul Fournel.


  • Résumé

    La marionnette, petite Marie d’après son étymologie, figure réduite à l’image de l’homme, être diminutif ou condensé, actrice « dramatico-végétale » selon l’écrivain Carlo Collodi, amuse, effraie ou fascine depuis toujours l’être humain. Nous en trouvons des traces dès l’Antiquité en occident. Telle l’automate Olympia dans L’Homme au sable d’Ernst Hoffmann, qui inspira à Freud le concept d’ « Inquiétante étrangeté », la marionnette fait douter le spectateur : celui-ci ressent une étrange impression à la vue d’un objet sans vie qui paraît animé, un malaise comparable à celui qu’il éprouve en voyant une personne se comporter en « Homme-machine » (La Mettrie).Ce travail propose d’explorer l’existence paradoxale des figures inanimées dans le but d’expliquer comment celles-ci semblent prendre vie, mourir ou ressusciter à l’envi. A quel projet artisanal ou fantasme démiurgique répond la fabrication des créatures artificielles ? Comment l’esprit vient aux objets ? Quelles parts occupent le mouvement impulsé par le manipulateur et les croyances et projections du spectateur dans ce mystérieux phénomène d’animation ? Ce travail qui s’inscrit dans le domaine des études théâtrales traverse d’autres champs disciplinaires, notamment la littérature, la psychanalyse, la philosophie, l’anthropologie et l’histoire.

  • Titre traduit

    A puppet's life. A theoretical and historical approach of the phenomenon of animation


  • Résumé

    The puppet, or marionnete, - little Marie etymologically –, a human model, in reduction, a diminutive or condensed creature, a « dramatico-vegetable » actor in the eyes of writer Carlo Collodi, has always amused, frightened or fascinated mankind. Traces of puppets are to be found early in western ancient times. In much the same way as the automaton Olympia, in Ernst Hoffmann's The Sand Man, inspired Freud's concept of « disquieting strangeness », (Unheimliche), the puppet creates doubt in the spectator's mind : the latter feels strange when viewing an inanimate object apparently gifted with life, an unease akin to that which one feels if confronted with a human behaving like a ' « Man-machine » (La Mettrie).This work aims at exploring the paradoxical world of inanimate figures in order to explain how those seem to acquire life, lose it or come to life again at will. To what craft project or demiurgic fantasy does the making of artificial creatures answer ? How does the soul come to those objects ? What are the shares of the motions impulsed by the puppet manipulator and the beliefs and projections of the spectators, in that mysterious phenomenon of animation. The present work, although fully belonging to the field of drama studies, crosses others, notably literature, psychoanalysis, philosophy, anthropology and history.


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