Les dernières pièces pour piano de Franz Liszt. Pour une étude de la notion de fin d’œuvre

par Grégoire Caux

Thèse de doctorat en Musicologie

Sous la direction de Danièle Pistone.

Soutenue le 05-11-2011

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) , en partenariat avec Observatoire musical français (Paris) (laboratoire) .


  • Résumé

    Dans ses dernières pièces pour piano, Franz Liszt tend à déstabiliser les codes normatifs des procédures cadentielles, en cherchant à éviter la configuration générale de la consonance, de la détente et de l’apaisement. Plusieurs catégories sémantiques peuvent être déterminées, ayant chacune ses propres caractéristiques stylistiques : la figure féminine, le passé, le sinistre, le macabre, même si la mort semble constituer le principe esthétique essentiel. À partir de ces catégories, il s’agit alors de proposer une réflexion sur les significations de ces fins d’œuvres, en convoquant les stratégies poïétiques du compositeur, les attentes esthésiques et la collaboration de l’auditeur. La première partie se consacre pleinement au processus de dépouillement et à la notion de seuil, tandis que la deuxième interroge le principe d’accroissement sonore en lien avec les topoï méphistophéliques, sinistres et tzigano-hongrois. Enfin, la troisième partie s’articule autour de plusieurs axes : la fin ouverte, la forme expérimentale, l’attente, l’inattendu, l’improvisation, la notion de fragment romantique. Ces pistes de réflexions visent à cerner un paradoxe de la fin d’œuvre chez le dernier Liszt, entre structure fermée et principe de seuil.

  • Titre traduit

    Liszt’s Late Piano Works : A Study of the Notion of Ending


  • Résumé

    In his late piano pieces, Franz Liszt tends to destabilize the traditional codes of the cadential procedures. He aims to avoid the general configuration of consonance, relaxation and quiescence. Several semantic categories can be defined, each of them having its own stylistic characteristics: female, past, sinister, macabre, even if death seems to be the most efficient principle, from a point of view of aesthetics. It is to propose a reflection into the meanings of these endings. To do this, we resort to poïtic intentions of the composer with the esthesic expectations and interpretive collaboration of the listener. The first part of this thesis is devoted to process of denudation and threshold notion, whereas the second part raises questions about the principle of increase, related to mephistophelian, sinister and gypsy-Hungarian topoï. At last, the third part focuses on several topics: open ending, experimental form, expectation, the unexpected and romantic fragment. These avenues of reflection attempt to identify a paradox of the ending in Liszt’s late piano pieces, between closed structure and threshold principle.


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