Alep dans la littérature de voyage européenne pendant la période ottomane

par Olivier Salmon

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de François Moureau.

Soutenue le 17-01-2011

à Paris 4 , dans le cadre de Ecole doctorale de littératures françaises et comparées (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche sur la littérature des voyages (laboratoire) .


  • Résumé

    Cette thèse établit un corpus de plus de quatre cents voyageurs et auteurs européens, passés ou non par Alep pendant la période ottomane (1516-1918), dont les œuvres évoquant la métropole syrienne relèvent de la littérature de voyage. Centre économique, religieux et culturel, situé à la croisée des routes entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, Alep est un lieu de séjour ou de passage pour de nombreux voyageurs aux motivations diverses. La mise en texte de leur expérience viatique peut prendre des formes variées et subit l’influence des modèles rhétoriques classiques, en particulier celui de l’éloge de la cité à l’origine d’un certain nombre de topoi : la ville est propre et bien bâtie, son air est pur, ses jardins agréables, ses habitants tolérants et raffinés. Ces clichés sont répandus dans le temps, dans l’espace et à travers plusieurs genres littéraires. Leur diffusion est favorisée par les pratiques intertextuelles, mais ils ne sont pas constitutifs d’un regard européen spécifique, les sources orientales orales et écrites intervenant dans la construction du savoir sur la ville. L’originalité d’Alep repose dans la rareté des souvenirs chrétiens, gréco-romains et croisés, qui entraîne une faible fréquentation au XIXe siècle malgré l’importance de la métropole. Ce paradoxe révèle ainsi ce que recherchent principalement les voyageurs européens : eux-mêmes à travers leur propre passé.

  • Titre traduit

    Aleppo in the European Travel Literature during the Ottoman Period


  • Résumé

    The thesis establishes a corpus of more than four hundred European travellers and authors, passed or not through Aleppo during the Ottoman period (1516-1918), whose works evoke the Syrian metropolis within travel literature. As economic, cultural and religious centre located at the crossroads between Europe, Asia and Africa, Aleppo is a place of transit or residence for many travellers coming for different motivations. Their travel accounts can take many forms and are influenced by classical rhetorical models, particularly the praise of the city generating some topoi: the city is clean and well built, its air is pure and its gardens pleasant, the inhabitants are refined and tolerant. These topoi are scattered in time, space as well as in many literary genres. Their diffusion is favoured by the intertextual practices, but they do not reflect a specific European perspective, as Eastern sources – oral and written – take part in constructing knowledge about the city. The originality of Aleppo lies in scarcity of Christian, Greco-Roman and Crusaders recollections, which leads to low presence in the nineteenth century despite the importance of the city. This paradox reveals what European travellers look mainly for: themselves through their own history.


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