Recherches sur les temples à cour d’Afrique Proconsulaire : la question des influences puniques et orientales

par Ridha Moumni

Thèse de doctorat en Théorie et pratique de l'archéologie

Sous la direction de François Baratte.

Soutenue le 10-01-2011

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris) .


  • Résumé

    Le pari de cette thèse fut double : mettre en avant la singularité de l’architecture des temples à cour, tout en plaçant la question des identités puniques et romaines au cœur de notre réflexion. Le récent renouveau de l’archéologie punique, phénicienne et proche orientale nous a permis d’appréhender l’étude du culte pratiqué dans ces sanctuaires, en tenant compte de ses dimensions culturelles, historiques et sociologiques.Un réexamen architectural de l’ensemble des édifices religieux, découverts pour la plupart lors de l’exploration archéologique de la Tunisie à la fin du XIXe siècle et au début XXe, met en exergue un ensemble de caractères communs, de dissemblances, mais aussi des éléments étrangers à la tradition architecturale romaine, qu’il est possible – ou non – de rattacher à l’héritage phénico-punique (I).Les temples étant l’expression architectonique des besoins cultuels, nous avons par la suite mené une étude des cultes pratiqués dans l’enceinte des sanctuaires à partir de l’analyse du mobilier archéologique, en vue d’identifier les divinités auxquelles ont été consacrés les temples à cour et tenter de restituer une archéologie du parcours (II). Comment appréhender la genèse architecturale du temple à cour en Afrique Proconsulaire et son évolution tant formelle que fonctionnelle durant la colonisation romaine ? L’analyse des différents processus de transformations de ces édifices religieux prévus pour accueillir un culte d’origine punique, permet de mieux comprendre son adaptation dans les cités romaines, où il occupa jusqu’à l’avènement du christianisme une place marginale, bien que centrale dans la conservation des anciennes traditions sémitiques (III).

  • Titre traduit

    Courtyard temples in Africa Proconsular : the question of Punic and eastern influences


  • Résumé

    UThe challenge of this dissertation is twofold: (1) to highlight the uniqueness of the architecture of the courtyard temples; (2) to place the issue of Punic and Roman identities at the heart of our thinking. The recent revival of Punic, Phoenician and Near Eastern archaeology has enabled us to better understand religion practiced in these sanctuaries by taking into account cultural, historical and sociological factors.Reexamination of the architectural features of all religious buildings, discovered for the most part during the archaeological exploration of Tunisia carried out in the late nineteenth and early twentieth centuries, highlights not only a set of common characteristics and differences, but also elements foreign to the Roman architectural tradition, that are possible - or not - to attach to the Phoenician-Punic heritage (I).Temples are the architectural expression of worship needs. Accordingly, a study of the religion practiced within the precincts of shrines has been conducted, focusing on the analysis of archaeological artifacts, in an attempt to identify the deities to whom the courtyard temples were devoted and to return to an archeology course of study (II). How are we to understand the genesis of temple courtyard architecture in Proconsular Africa and its development both formal and functional during Roman colonization? The analysis of the different processes of transformation affecting the religious buildings which were intended to house Punic cults allows a better understanding of the adaptation in the Roman cities, where, although Central to the conservation of ancient Semitic traditions, these buildings remained marginal until the advent of Christianity (III).


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