L’astrolabe à Byzance : traités sur l’astrolabe du VIème au XIVème siècle

par Claude Jarry

Thèse de doctorat en Études grecques

Sous la direction de Bernard Flusin.

Soutenue le 01-06-2011

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) .

Le président du jury était Paul Demont.

Le jury était composé de Bernard Flusin, Paul Demont, Didier Marcotte, Brigitte Mondrain, Anne Tihon.


  • Résumé

    L’astrolabe, sous la forme dans laquelle il s’est répandu dans le monde arabo-persan, puis dans le monde occidental, est un instrument d’origine hellénistique. Mais nous ne disposons guère, pour témoigner de cette origine, que d’un traité d’usage de cet instrument, écrit au VIème siècle par un auteur alexandrin, Jean Philopon. Nous proposons tout d’abord une réédition de ce traité, sur une base nettement plus large que la seule édition existant à ce jour, et nous l’assortissons d’une traduction et de commentaires. Ce traité d’usage a connu un très grand succès à Byzance à l’époque des Paléologues, et nous nous posons la question de savoir dans quel environnement, astronomique et mathématique, s’est produit ce spectaculaire intérêt pour le traité alexandrin. Nous examinons pour cela ce qui a pu être disponible à Byzance à cette époque, en provenance de l’étranger, et cela nous amène à éditer et traduire deux traités d’usage, l’un en provenance du monde arabo-persan, dont l’auteur est Shams-le-Persan, et l’autre, d’auteur anonyme, en provenance du monde occidental. Nous passons ensuite en revue les œuvres de trois auteurs byzantins, Nicéphore Grégoras, Isaac Argyros, et Théodore Méliténiote, concernant cette fois la construction de l’astrolabe, et nous éditons, ou rééditons, totalement ou partiellement, les œuvres des deux premiers de ces auteurs, avec des traductions et des commentaires. Enfin, nous éditons et traduisons un traité d’origine occidentale, traduit à Chypre par Georges Lapithès, traité dont nous pensons qu’il a pu jouer un rôle dans l’existence, sous la plume de Nicéphore Grégoras, du premier texte authentiquement byzantin ayant trait à l’astrolabe. Cela nous permet de dresser un panorama critique du niveau atteint par Byzance, à cette époque, dans la maîtrise de la construction et de l’usage de l’astrolabe.

  • Titre traduit

    The Astrolabe in Byzantium : treaties on the astrolabe from 6th to 14th century


  • Résumé

    The astrolabe, as it spread in the Arab-Persian world and later on in the Western world, is an instrument of Hellenistic origin. However, the only available source to substantiate this origin is a treaty written in the 6th century by an Alexandrian author, John Philoponos. This present work will first of all present an edited version of the treaty with a much broader basis than that of the only existing edition, along with a translation and commentary. Philopono’s treaty met with great success in Byzantium at the time of the Palailogus and therefore one aim here will be to make sense of the environment, astronomical and mathematical, in which such interest took place. In order to do this, this study will proceed to examine the foreign sources available at the time as well as edit and translate two treaties, one from the Arab-Persian world written by Shams the Persian and other by an anonymous Western author. This will be followed thereafter by a review of the works of three Byzantine authors, Nikephoros Gregoras, Isaac Argyros, and Theodore Meliteniotes, which refer this time to the building of the astrolabe. As well as edit or reedit (fully or partially) the works of these first two authors, the present work offers translations along with commentary. A final step will be to edit and translate a Western treaty, translated in Cyprus by Georges Lapithès and believed to have played a part in the existence of the first authentically Byzantine text related to the astrolabe, by Nikephoros Gregoras.This allows for a critical overview of the level of command reached in the building and use of the astrolabe in Byzantium at that time.


Le texte intégral de cette thèse n'est pas accessible en ligne.
Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Paris-Sorbonne. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.