Déconstruction de l'auto-affection pure : étude sur les notions de répétition et d'auto-affection pure à l'époque de Sein und Zeit

par Rafael CASTELLANOS

Thèse de doctorat en Histoire de la philosophie

Sous la direction de Jean-François Courtine.

Soutenue le 04-02-2011

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) , en partenariat avec Métaphysique, histoires, transformation, actualité (Paris) (laboratoire) .


  • Résumé

    Si la déconstruction devait commencer quelque part, si son principe n'était pas d'emblée celui de lamultiplication originaire du principe, il faudrait alors dire que c'est comme déconstruction de l'autoaffectionpure qu'elle commence. En effet, l'interrogation du concept d'auto-affection pure estl'interrogation d'une dernière tentative pour penser encore la subjectivité en termes de principe (c'est-àdireen termes aussi de « subjectivité »). L'« auto-affection pure » est un concept qui renvoiecouramment au livre de 1929 de Heidegger sur Kant, Kant et le problème de la métaphysique. Or, dansce contexte, il renvoie déjà de manière essentielle à la répétition comme dispositif de sa production etcomme ce à partir de quoi sa déconstruction a concrètement lieu. La question de la répétition est en faitinséparable de la déconstruction de l'auto-affection pure. Si celle-ci est un autre nom de la temporalité,il faut alors démontrer en droit ce qui est un fait : c'est à partir de la répétition que la temporalité peutseulement être dévoilée. En ce sens, la répétition est déjà répétition de la question de l'être (Sein undZeit) mais aussi répétition de Kant (Kant et le problème de la métaphysique). Or, la détermination de latemporalité comme auto-affection pure, dans la répétition heideggerienne de Kant, n'est elle-mêmepossible que d'après la compréhension essentielle de la temporalité phénoménologique à partir duconcept de Husserl d'impression originaire. En ce sens, comme déconstruction de l'auto-affection pure,la répétition – en-deçà de toute identité constituée – doit aussi se trouver déjà à la racine de touteimpression originaire.

  • Titre traduit

    Deconstruction of pure self-affection : an study on the notions of repetition and self-affection in the epoch of Sein und Zeit


  • Résumé

    If deconstruction begins somewhere, if its starting point is not already the original multiplication ofprinciple and origin, then it is necessary to say that it begins first as the deconstruction of pure selfaffection.The interrogation of the concept of pure self-affection is the interrogation of probably the lastattempt to think about subjectivity in the terms of a principle (which are of course the terms of“subjectivity”). The pure self-affection concept widely refers to the 1929 book by Heidegger on Kanttitled Kant and the Problem of Metaphysics. In this context, the concept of pure self-affection refersalready to repetition as the essential “device” for its production. The question of repetition is in factinseparable from pure self-affection deconstruction. If pure self-affection can work as another name fortemporality, then we have to show the reason for a well established fact : it is just through repetitionthat temporality can be disclosed. In this sense, repetition is already the repetition of the question onbeing (Sein und Zeit), but also the repetition of Kant (Kant and the Problem of Metaphysics). Now, thedetermination of temporality as pure self-affection, through Heidegger's repetition of Kant, supposesthe essential understanding of phenomenological temporality on the basis of Husserl's concept oforiginary impression. In this sense, as leading pure self-affection deconstruction, repetition – before theconstitution of identity – is to be found on the grounds of the originary impression itself.


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