Théophile Gautier devant la critique, 1830-1872

par Aurelia Cervoni

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation françaises

Sous la direction de André Guyaux.

Soutenue le 14-01-2011

à Paris 4, dans le cadre de Ecole doctorale de littératures françaises et comparées (Paris), en partenariat avec EA 4503 (laboratoire) .


  • Résumé

    L’image de Gautier dans la mémoire collective se réduit souvent à quelques clichés : le gilet rouge de la bataille d’Hernani ; la verve pamphlétaire de la préface de Mademoiselle de Maupin ; « l’art pour l’art » ; l’esthétique « impassible » d’Émaux et camées, qui annonce Le Parnasse contemporain ; la dédicace des Fleurs du mal au « parfait magicien ès lettres françaises ». Se fondant sur un corpus de près de 500 articles, cette thèse se propose d’éclairer l’origine de ces clichés par une étude des controverses suscitées par l’œuvre de Gautier, de 1830, date de publication de ses premières Poésies, à sa mort, en 1872. De 1830 à 1872, Gautier est la cible de la critique conservatrice, qui voit dans son esthétique le signe d’une déperdition des valeurs morales et religieuses et agite le spectre de la décadence littéraire. Rejoignant les conservateurs, les critiques républicains considèrent « l’art pour l’art » comme le produit de la société bourgeoise et mercantile du XIXe siècle. L’auteur a également des détracteurs au sein même du camp romantique. Hormis lors de la publication du Voyage en Espagne, en 1843, son style pittoresque et son indifférence politique sont associés au badinage, à la provocation et à l’antihumanisme. Son succès auprès des « fantaisistes », à partir de 1850, puis des parnassiens, au cours de la décennie suivante, dégrade encore son image : à l’exception de quelques grands critiques, comme Baudelaire, on lui reproche de réduire l’art littéraire à une jonglerie. Dans les années 1860, l’esthétique de Gautier est un repoussoir pour les réalistes et pour les naturalistes.

  • Titre traduit

    Théophile Gautier and his Literary Criticism, 1830-1872


  • Résumé

    The image of Gautier is often reduced to a few clichés : The red vest of the battle of Hernani ; the lampoonist eloquence of the Preface to Mademoiselle de Maupin ; "art for art's sake" ; the "impassive" aesthetics of Enamels and Cameos , which is a precursor of the Parnassus Contemporary; the dedication of the Flowers of Evil to the "perfect magician of French letters". With almost 500 articles, this work shall attempt to clarify these clichés and see how they came about by studying the controversies which Gautier's works brought about, when his first Poems were published, until his death in 1872From 1830 to 1872, Gautier has been the target of conservative Literary Critism, which considered his work as a sign of the loss of moral and religious values, stimulating the image of Literary Decadence. Taking the side of the Conservatives, the Republican critics consider “art for art’s sake” as the product of the 19th century middle-class and mercantile society. The author also has detractors within the Romantic side itself. Except during the publication of Voyage en Espagne in 1843, Gautier’s picturesque style and his indifference in regards to politics are linked to his bantering, his provocation, as well as his antihumanism. His success among the “eccentrics” from 1850 on and the Parnassiens during the following decade continues to deteriorate his image : except for some great critics, like Baudelaire, he is criticized for reducing the literary art to the level of jugglery. In the 1860’s, the aesthetics of Gautier is repulsive to the Realists and the Naturalists.


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