Pour une éthique du cinéma : esquisse d'une théorie du cinéma d'après l'oeuvre d'Emmanuel Levinas

par David Lengyel

Thèse de doctorat en Etudes cinématographiques et audiovisuelles

Sous la direction de Murielle Gagnebin.

Le président du jury était Sylvie Rollet.

Le jury était composé de Murielle Gagnebin, Sylvie Rollet, Gérard Bensussan, Fabio Landa.


  • Résumé

    Puis-je croire ce que je vois ? Cette question surgit dans la religion, la science et l'art. Elle persiste, comme si la focale d'une caméra pouvait mesurer la distance entre la justice et la justesse. En effet, existe-t-il une éthique de la création cinématographique, interrogée tant du côté du travail d'un cinéaste que du côté de la réception, c'est-à-dire dans la façon de rendre compte d'une expérience de cinéma ? Si oui, cette éthique dérive-t-elle toujours d'un engagement politique préalable qui la guiderait ? Ou bien, son origine est-elle d'un tout autre type ? Cette thèse en esthétique du cinéma pose ces questions et confronte quelques-uns des films les plus énigmatiques et puissants du septième art avec les notions clé du philosophe français E. Levinas. La relecture serrée de son œuvre, sa critique du "dévoilement" heideggérien, jalonne les analyses détaillées de films comme Solaris, Les harmonies Werckmeister ou encore Zelig. Progressivement, chacun d'entre eux révèle sa profonde affinité avec les autres, même si tous n'appartiennent pas à la même période, ni au même style ou genre. La cohérence de l'ensemble est dans la problématique, dont chaque chapitre s'efforce d'éclairer un nouvel aspect. Ainsi, la recherche de l'autre et la pensée de Dieu représentent des points nodaux du texte sans que l'on y ait recours aux "images sacrées".

  • Titre traduit

    When ethics has its own eyes : an Essay on Cinema through the Writings of Emmanuel Levinas


  • Résumé

    Can I believe what I see ? This question occurs in religion, science and art. As if pulling a camera's focus could measure the distance between justice and justness. Actually, is there any ethics of creation in cinema questioned from a filmmaker's inner motivation, as well as from the possibilities of transcription of such an experience ? If so, are ethics always directed by prior political involvement ? Or by another type of instruction ? This thesis in film studies asks these questions and confronts some of the most demanding and multi-leveled films by great authors with the key notions of E. Levinas (1906-1995), one of the most important French philosophers in the 20th century. Reading closely the thinker's oeuvre, his criticism of Heidegger's unveiling, this thesis offers a detailed analysis of Solaris, Werckmeister Harmonies and Zelig. Step by step, they reveal their deep-rooted affinities with each other, even though they do not all belong to the same period, style or genre. They are also connected to metaphysics in an innovative way. Both, seeking for the other and thinking of God, represent main points in this exposé without referring to holy images.

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