Le poème critique, depuis Mallarmé : formes et enjeux

par Paul Echinard-Garin

Thèse de doctorat en Littératures française et francophone

Sous la direction de Michel Collot.

Le président du jury était Dominique Combe.

Le jury était composé de Michel Collot, Dominique Combe, Corinne Hubner-Bayle, Christian Doumet.


  • Résumé

    Cette thèse tient le pari de retracer la persistance dans l’Histoire de la poésie française d’une notion forgée par Stéphane Mallarmé : dans la "Bibliographie" des Divagations, l’écrivain affirme publiquement avoir recueilli ses "poèmes critiques". Après avoir exploré quelles formes nouvelles ce terme recouvre, quelles "transpositions mentales" du poète ces textes déploient, le travail s’affronte immédiatement à la difficulté d’utiliser le même concept pour désigner toute écriture critique inspirée, ce qu’on lit chez Leger félicitant Jacques Rivière. L’influence de ce dernier sur la critique professionnelle enjoint de réserver alors le poème critique aux poètes : l’examen des inventions d’Aragon, Ponge et Du Bouchet permet de poser les questions de la valeur de ces textes marginaux, de leur reprise possible, et de la voix du poète dans le champ théorique. Ensuite, un troisième moment a pour ambition de penser conjointement des procédures qui affrontent la définition impossible du poème, pour préférer lui tourner autour, le déborder, le doubler, le réduire. On observe la génération qui gravite autour de Claude Royet-Journoud pour élaborer une poétique de ce genre indéterminé, inséparable d’une réflexion sur la relation : ce méridien tient compte de la "matière de l’interlocuteur". Dans un dernier temps, la thèse propose la lecture d’un poète contemporain, Philippe Beck. Il déduit des œuvres, en particulier de Mallarmé, de quoi continuer l’inscription de l’Histoire de la poésie dans un "poème critique neuf".

  • Titre traduit

    The Critical Poem, after Mallarmé : forms and Stakes


  • Résumé

    This thesis takes up the challenge of recording the recurrent occurrences in the History of French Poetry of an expression, coined by Stéphane Mallarmé : in the "Bibliography", which he adds to his Divagations, he publicly asserts that he has collected his "critical poems". After having explored the new shapes this word encompasses, and the "mental transpositions" those texts result in, the development tackles right away the issue of using the same expression in order to designate any inspired critical review, which can be found in a letter from Alexis Leger congratulating Jacques Rivière. His influence on professional literary Criticism seems to suggest the critical poem should be left only to poets: analyzing Aragon’s, Ponge’s and Du Bouchet’s inventions, one can lead an inquiry into the value of these marginal texts, their rewriting and the presence of the poet’s voice in the theoretical field. Then, the ambition of a third part is to think together texts that confront the impossible definition of the poem, and finally choose periphrasis, extension, duplication or digestion. One examines the generation revolving around Claude Royet- Journoud so as to work out a poetics of this undetermined genre, which must comprise a reflexion on the relation : this meridian takes into account the "matter of the interlocutor". At last, the thesis focuses on a contemporary poet, Philippe Beck. He gives reinterpretations of literary works, especially Mallarmé’s ones, in order to carry on writing the History of Poetry in a "brand new critical poem".

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