Du pouvoir dictatorial au mal moral : une lecture du roman africain francophone depuis 1968

par Roxana Sicoe-Tirea Bauduin

Thèse de doctorat en Littérature generale et comparee

Sous la direction de Daniel-Henri Pageaux.

Soutenue le 05-12-2011

à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , en partenariat avec Centre d'études et de recherches comparatistes (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Jean Bessière.

Le jury était composé de Daniel-Henri Pageaux, Jean Bessière, Philippe Goudey, Papa Samba Diop.


  • Résumé

    La représentation du pouvoir dictatorial se perpetue dans les textes des auteurs africains francophones depuis la publication du roman Les Soleils des indépendances d’Ahmadou Kourouma, en 1968. Le sujet se décline pendant une vingtaine d’années selon les coordonnées d’un mal moral radical. De quoi relève ce choix thématique? Comment définir son impact sur l’écriture, de 1968 et à nos jours ? Le langage narratif des récits se construit autour de cheminements similaires racontant la naissance et les périples sanglants des figures de l’autorité. Il nous reste alors à interroger les territoires d’où elles surgissent, les valences mythiques qu’elles remettent en question et, enfin, le discours éclaté jusqu’à l’incohérence qui les définit. Il est question de saisir, dans le cadre d’une démarche critique interprétative, la dynamique de la représentation du pouvoir politique perçu comme une maladie de l’esprit illustrée d’abord dans sa prolifération, ensuite dans son acmé et, enfin, dans une rémission ambiguë. Le passage de l’élément réel dans le texte littéraire s’effectue à travers les mises en perspective de l’autorité étatique et l’exploitation d’un imaginaire subversif qui se donnent à lire comme espace de liberté. Cette recherche retrace ainsi le parcours artistique d’une quête de la guérison.

  • Titre traduit

    From dictatorial power to moral evil : a reading of the francophone African novel since 1968


  • Résumé

    The representation of dictatorial power has become a recurrent theme in the works of Francophone African writers ever since Ahmadou Kourouma published his novel The Suns of Independence in 1968. Over the last twenty years the theme has revolved around the ramifications of a radical moral evil. Where does this thematic choice stem from? How does one define its impact on the writings from 1968 to the present-day? One notices that the narratives retrace the same paths portraying the birth and the murderous journeys of the African figure of authority. This dissertation examines, firstly, the dictators’ genetic territories, secondly, the mythical valences that they call into question, and lastly, their broken discourse and the incoherencies defining them. This is an attempt at capturing, through the use of the interpretative critical approach, the dynamics of political power perceived as a mental disease illustrated at first, through its proliferation, then its peak, and lastly, its ambiguous remission. The advent of the historical element in the literary text is accomplished by putting state authority into perspective and by using subversive imagination, which become, in the end, a space of liberty. This dissertation traces, therefore, the artistic itinerary of a quest for healing.

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