Espace et poésie chez Baudelaire : typographie, thématique et énonciation

par Daichi Hirota

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Michel Collot.

Le président du jury était Henri Scepi.

Le jury était composé de Michel Collot, Henri Scepi, Stephen Murphy, Jean-Luc Steinmetz, Jacques Dupont.


  • Résumé

    Cette thèse porte sur la valeur et le fonctionnement de la spatialité dans la poésie baudelairienne. Il s’agit surtout du procédé d’encadrement qui permet paradoxalement de produire dans son sein l’impression de profondeur, ce que Baudelaire appelle "l’infini dans le fini". Un de nos enjeux consiste à démontrer la place majeure qu’occupe cette esthétique dialectique dans sa poésie entre 1857 et 1863 en particulier, période où sont composés la deuxième édition des Fleurs du Mal et la plupart des Petits Poèmes en prose. Notre travail s’articule en trois parties qui analysent différents aspects de l’espace poétique. La première analyse l’effet visuel de la mise en page des Fleurs du Mal, avec le blanc qui marque la division du poème en parties, la ligne de blanc, les marges, les signes de ponctuation. Ce qui nous conduit à la question de la spatialité textuelle du poème en prose. Dans la deuxième partie, l’analyse porte, surtout dans Le Spleen de Paris, sur une autre spatialité, celle qu’ouvre la représentation des objets récurrents d’encadrement comme le cadre, l’horloge, la fenêtre ou les yeux. Enfin, la dernière partie ajoute à ces deux dimensions de l’espace celle qui concerne l’instance de discours, pour le traitement de laquelle nous recourons à l’analyse linguistique et pragmatique. Ainsi, cette thèse vise à mettre en évidence l’existence d’une homologie associant, sous le même signe de "l’infini dans le fini", des composants aussi essentiels que différents (typographie, thématique et énonciation) de la poésie baudelairienne entre 1857 et 1863.

  • Titre traduit

    Spatiality in the Poetry of Baudelaire : Typography, Theme and Enunciation


  • Résumé

    This thesis deals with the value and functioning of spatiality in the poetry of Baudelaire. Its principal focus is on a type of framing that, paradoxically, makes it possible to produce the impression of depth: what Baudelaire called "l'infini dans le fini". One of its aims is to demonstrate the importance of this dialectic aesthetic in the poetry that he composed between 1857 and 1863: the period, notably, of the second edition of the Fleurs du Mal and most of the Petits Poèmes en Prose. The work is organized into three parts, each of which analyzes a different aspect of poetic space. The first analyzes the visual effect of the layout of the Fleurs du Mal, with the white space that marks the division of the poem into parts, the white line, the margins, and the use of punctuation. This leads us to the question of the textual spatiality of the prose poem. The analysis in the second part, which focuses mainly on Le Spleen de Paris, bears on another spatiality: that which is opened up by the recurring representation of framing objects such as frames, clocks, windows, and eyes. Finally, the third section adds a third dimension of space, this one involving the instance of discourse, using linguistic and pragmatic analysis. Thus, this thesis aims to bring to light a homology that links together elements of Baudelaire's poetry between 1857 and 1863 that are as essential as they are varied—typography, thematic material, and enunciation—in the evocation of "l'infini dans le fini".


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