Thèse soutenue

La question des ministères dans les relations entre l'église d'Angleterre et les méthodistes [1791-1979]

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Auteur / Autrice : Jérôme Grosclaude
Direction : Franck Lessay
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études du monde anglophone
Date : Soutenance le 01/07/2011
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Études anglophones, germanophones et européennes (2009-2019 ; Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Langues, Textes, Arts et Cultures du Monde Anglophone
Jury : Président / Présidente : Bernard Cottret
Examinateurs / Examinatrices : Franck Lessay, Bernard Cottret, Rémy Bethmont, Marianne Carbonnier-Burkard
DOI : 10.70675/3a6950f0z9a4cz4297z8612zccf977206ccc

Résumé

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Si l’on porte un regard d’ensemble sur les pratiques par lesquelles, dès leur naissance en 1738, les méthodistes se démarquaient de l’orthodoxie de leur « Eglise-mère », l’Eglise d’Angleterre, il est possible d’identifier une base commune, qui serait une conception différente des ministères. C’est en effet, sur cette question que se cristallisèrent les divergences entre les disciples de John Wesley d’une part, et l’Eglise d’Angleterre d’autre part. Le père du méthodisme considérait en effet que prêtres et évêques étaient du même ordre presbytéral et que, en conséquence, ils avaient les mêmes pouvoirs, et notamment celui d’ordonner. Les méthodistes se distinguaient également des anglicans par leur conception du ministère de la Parole, puisqu’ils estimaient que Dieu pouvait désigner des laïcs pour prêcher l’Evangile. C’est donc à la question des ministères que l’on peut,en fin de compte, rattacher toutes les divergences qui se firent jour entre méthodisme et anglicanisme. Ces divergences se prolongèrent après la mort de John Wesley en 1791. Tout au long du XIXe siècle, les deux Eglises s’éloignèrent de plus en plus l’une de l’autre en raison du désaccord qui existait quant à la validité du ministère méthodiste qui ne s’inscrivait pas dans la succession apostolique. Il fallut attendre les années 1950-1960 pour que l’idée d’une fusion du méthodisme britannique et de l’Eglise d’Angleterre au sein d’une même Eglise épiscopalienne germe au plus haut niveau, avant d’échouer définitivement en 1972 devant le refus de l’Assemblée de l’Eglise puis du Synode général de l’avaliser