L'économie du principe féminin dans l'oeuvre d'Ernest J. Gaines
| Auteur / Autrice : | Carole Grenon |
| Direction : | Patrick Badonnel |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études du monde anglophone |
| Date : | Soutenance le 25/01/2011 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Études anglophones, germanophones et européennes (2009-2019 ; Paris) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche sur les mondes anglophones (Paris ; 2009-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Élizabeth Durot-Boucé |
| Examinateurs / Examinatrices : Patrick Badonnel, Élizabeth Durot-Boucé, Claude Maisonnat, Élyette Benjamin-Labarthe, Redouane Abouddahab | |
| DOI : | 10.70675/9f72467az7429z43f3z8271z32e4d35ba2a5 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Ce travail propose une réflexion sur le principe féminin dans l’œuvre romanesque d’Ernest J. Gaines : Catherine Carmier, Of Love and Dust, A Gathering of Old Men, In My Father’s House, A Lesson Before Dying, The Autobiography of Miss Jane Pittman. Il tente de définir le sujet féminin et d’identifier ses principes moraux [par opposition aux principes masculins]. Il s’articule autour de trois parties et dévoile une évolution du principe féminin dans l’œuvre gainesienne. De Catherine Carmier à The Autobiography of Miss Jane Pittman, le principe féminin se fortifie. Dans les premiers romans, le féminin agit conformément au devoir [et par devoir], il prône un idéal de vertu, une sagesse qui l’empêche de créer. Le féminin s’affirme alors progressivement par le biais du langage dans un face à face avec le masculin et déconstruit l’idéologie blanche. Ce travail explore la violence de la construction anormale du sujet noir et les stratégies de déconstruction du mythe de la suprématie blanche. L’analyse de la libération identitaire révèle une déstabilisation des frontières du genre. Face au masculin dévirilisé, le féminin se virilise et relève la féminité du masculin. Enfin, dans le roman The Autobiography of Miss Jane Pittman, le féminin devient militantisme et activisme. La mère de la communauté noire, s’identifiant à la loi Divine de la famille, parvient à créer, à s’imposer, à transmettre des principes moraux à des hommes en devenir. Les destins du féminin et le masculin sont alors en miroir : ils travaillent pour obtenir la reconnaissance de l’homme blanc, se perfectionnent. Ce travail révèle l’idée de la mort digne, idée d’une liberté qui s’affirme dans la négativité.