Le protectorat religieux de la France en Chine (1840-1912)

par Yan Yan

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Hugues Tertrais.

Soutenue en 2011

à Paris 1 .


  • Résumé

    Après la Première Guerre de l'Opium (1840-1842), les Puissances occidentales, dont la France, veulent, par des traités inégaux, imposer leur politique dominante à l'Empire du Milieu. Outre la pénétration commerciale, la politique française s'appuie notamment sur l'aspect moral et religieux afin d'exercer son influence sur l'ensemble du territoire chinois. Dès 1860, la France obtient le rôle de protecteur pour toutes les missions catholiques en Chine, à travers des traités et accords signés avec cette dernière. Désormais, la France bénéficie des privilèges exclusifs apportés par le protectorat jusqu' à la fin du XIXe siec1e au moment où certaines Puissances déclarent leur compétence dans le domaine. Tout au long de l'exercice de ce protectorat, les conflits religieux entre la population chinoise et les missionnaires étrangers se multiplient, ce qui provoque bien des procès à ce sujet et de nombreuses interventions diplomatiques. En 1898, le Mouvement de Boxeurs éclate et entraîne l' occupation militaire des Puissances en Chine. Le protectorat religieux de la France décline notamment après 1912 et prend alors fin avec l'abolition des traités. Le protectorat religieux n'est pas qu'un phénomène religieux, il appartient au jeu de la politique « impérialiste» de la France de l'époque et joue un rôle considérable dans les relations diplomatiques entre la France et la Chine d'une part, et d'autre part entre la France et d'autres Puissances. Dans le contexte de la séparation des Eglises et de l'Etat en France à l'époque, ces deux pouvoirs se combinent cependant parfaitement et efficacement en Chine.

  • Titre traduit

    The religious protectorate of France in China (1840-1912)


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Informations

  • Détails : 1 vol. (505 p.)
  • Annexes : Bibliogr. pp. 437-465

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