Satire du matérialisme dans le roman féminin britannique de 1778 à 1824 : Fanny Burney, Jane Austen, Suzan Ferrier

par Patricia Dillard Eguchi (Dillard)

Thèse de doctorat en Langue et civilisation britannique

Sous la direction de Thomas Pughe et de Jeffrey Hopes.

Le président du jury était Madeleine Descargues-Grant.

Le jury était composé de Thomas Pughe, Jeffrey Hopes, Madeleine Descargues-Grant, Hélène Dachez, Anne Bandry-Scubbi.

Les rapporteurs étaient Hélène Dachez, Anne Bandry-Scubbi.


  • Résumé

    De fortes contraintes juridiques, morales et coutumières pesaient sur les femmes de la fin du « long » 18ème siècle en Grande Bretagne. Les écrits féminins s’en ressentaient autant du point de vue des stratégies littéraires que de l’intrigue. Pour contourner les interdits et les tabous dont l’écriture féminine devait tenir compte, certaines romancières eurent recours à une satire ingénieuse qui ridiculisait les travers d’une société qui leur interdisait le sens critique. L’étude du contexte permet de faire la lumière sur le pourquoi et le comment de leurs stratégies satiriques. C’était l’époque des Lumières anglaises et écossaises, du début de la Révolution Industrielle et de la formation des classes moyennes. L’économie s’épanouissait et requérait une première « consommation de masse ». Synecdoques de la femme à vendre ou qui cherche à l’être, l’objet et l’argent sont les deux aspects d’analyse critique qui sous-tendent la structure de ce travail. La théorie de la re-création esthétique à la réception de Wolfgang Iser sert à souligner l’écart de réception possible entre le lecteur d’alors et celui de nos jours, et ensuite à susciter, investigations dans le contexte à l’appui, une émotion nouvelle à la lecture de ces ouvrages vieux de deux siècles. La théorie de la consommation de Baudrillard est choisie parce qu’elle facilite une compréhension de certains comportements autour de l’objet de personnages satirisés dans les romans.

  • Titre traduit

    Satire of materialism in British women novels from 1778 to 1824 : Burney, Austen, Ferrier


  • Résumé

    Heavy juridical, moral and customary constraints weighed on women at the end of the « long » 18th century in Great Britain. The impact of such constraints on feminine writing touched the various literary strategies as well as the plots in the novels. In order to get round the taboos set by patriarchy - taboos that only touched the world of women – a few women writers used an ingenious kind of satire that ridiculed the faults of a society that forbade them any right to criticise. Researching the context allows us to understand the motives and the techniques of their satirical strategies. This was the time of English and Scottish Enlightenment, the beginning of the Industrial Revolution and the making of the middle classes. The economy was flourishing and led to a first wave of “mass consumption”. As synecdoches for women for sale or who wanted to be sold, objects and money are the two sides to the critical analysis that underlies the structure of this thesis. Wolfgang Iser’s theory of aesthetic re-creation by the reader is used to underline the possible gap in reception between at least two communities of readers and then, through investigation in the context, to arouse new interest for the works by Burney, Austen and Ferrier, some of them really unknown to most. Baudrillard’s theory of consumption has been chosen because it facilitates the reader’s understanding of the characters’ behaviour with respect to objects when the characters in question are the target of satire.


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