Transferts de technologie et coopération décentralisée entre la France et la Chine dans le domaine des nouvelles technologies de l'énergie : la place de l'intelligence du territoire

par Julie Fouquart

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de Louis Balmond.

Soutenue en 2011

à Nice .


  • Résumé

    Pour maintenir une croissance économique à deux chiffres, vitale pour sa stabilité sociale et le maintien du Parti au pouvoir, la Chine doit satisfaire des besoins énergétiques exponentiels, la rendant dépendante du charbon (trois-quarts de son bilan énergétique) et des importations d'hydrocarbures. Les enjeux en termes de sécurité énergétique, d'environnement et de climat, s'ajoutent ainsi à la nécessité plus générale pour elle d'évoluer vers un modèle de croissance plus durable, innovant, et à plus forte valeur ajoutée. La Chine investit ainsi massivement dans les technologies des énergies nouvelles et renouvelables – qui contribuent par ailleurs à la ‘'relance verte’' de l'économie mondiale post-crise, et ce, conformément à sa politique traditionnellement techno-nationaliste et au nouveau credo de l'« innovation indigène ». Si l'héritage du passé pèse encore sur les structures et le fonctionnement politico-économiques dans un secteur stratégique dual comme l'énergie, des poches de compétitivité émergent au niveau territorial, là où les gouvernements locaux, largement autonomes voire arbitraires, sont en mesure de stimuler et d'enrichir les efforts nationaux. Face aux opportunités de marché apparentes, nationales comme locales, qu’offre le développement énergétique chinois, les entreprises et acteurs technologiques français ont un rôle à jouer en fournissant technologies et connaissances, l'énergie étant par ailleurs devenue un enjeu et secteur prioritaires de la relation franco-chinoise, renouvelée en 2007 autour des accords sur le climat, sur le développement urbain durable ou encore sur le nucléaire. Se posent toutefois alors légitimement les questions de transferts de technologie et de compétitivité. La Chine cherche en effet, depuis son ouverture, à acquérir les compétences étrangères, par tous les moyens, façonnant un système intégrant l'utilisation de la politique industrielle, comme les apports de la coopération scientifique ou encore ceux de la diaspora; aujourd’hui en outre, le gouvernement resserre les conditions d'accès à son marché. Face aux risques potentiels de fuite de technologies et connaissances et d’émergence de la concurrence, les entreprises françaises du secteur peuvent mettre en place, pour rester compétitives, une politique d'intelligence économique qui s'appliquera de manière optimale au plus près des territoires chinois. . .

  • Titre traduit

    Technolgy transfer and decentralized cooperation between France and China in the field of new energy technologies : the role of territorial


  • Résumé

    In order to maintain its economic growth, essential to its social stability and to the Party survival, China has to meet its exponential energy needs, which make it dependent on coal (3/4 of its energy mix) and oil imports. The stakes in terms of energy security, environment and climate, add to the urgency to develop a more sustainable, innovative and higher value-added growth model. Therefore China is investing heavily in new and renewable energy technologies- contributing to a 'green recovery' of the post-crisis economy, and do so, according to its traditional policy of techno-nationalism and the new credo of "indigenous innovation". If the legacy of the past still weighs, pockets of competitiveness emerge at the territorial level, where local governments, largely autonomous if not arbitrary, are able to stimulate and enrich the national efforts. Considering the apparent opportunities, national and local, offered by China energy development, French companies and technology players have a role to perform in providing technology and knowledge, all the more that ‘’energy’’ has become a priority theme for the Sino-French relationship with agreements on climate change, sustainable urban development and nuclear energy in 2007. Nevertheless, the issues of technology transfer and competitiveness arise therefore. China has indeed, since its opening, sought to acquire foreign competencies by any means, shaping a system that integrates its industrial policy as well as the role of scientific cooperation or the one of overseas Chinese; nowadays moreover the government tightens its market access conditions. Given the potential risks of technology and knowledge leakage, French energy companies, to remain competitive, might implement a business intelligence policy, optimally at the Chinese territory level. . . .

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Informations

  • Détails : 2 vol. (780 p.+193 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 708-764. Index

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