Les facteurs organisationnels et stratégiques de la performance des fonds de capital risque français

par Vu To Huy

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Mireille Jaeger.

Soutenue le 24-01-2011

à Nancy 2 , dans le cadre de SJPEG - Ecole Doctorale Sciences Juridiques, Politique, Economiques et de Gestion , en partenariat avec CEREFIGE - Centre Européen de Recherche en Economie Financière et Gestion des Entreprises - EA 3942 (laboratoire) .

Le président du jury était Pascal Alphonse.

Le jury était composé de Jean-Claude Ray.

Les rapporteurs étaient Olivier Brandouy, Armin Schwienbacher.


  • Résumé

    L'objet de ce travail de recherche est d'identifier et d'analyser les déterminants de la performance des fonds de capital risque et la stratégie d'investissement de leur société de gestion dans le cas français.L'étude sur les déterminants de la performance des fonds de capital risque est basée sur 163 fonds français, créés entre la période du 1997-2004, selon une approche encore peu répandue, la méthode multiniveaux. La sous-performance moyenne des fonds de capital risque français par rapport aux fonds américains est accompagnée d'une importante hétérogénéité parmi les fonds. Le rendement est notamment lié à la taille et surtout à l'effet de la société de gestion, aux choix stratégiques d'investissement. Les résultats empiriques ont mis en évidence que toutes les performances des fonds du capital risque ne sont pas seulement dues à la chance, et que l'investisseur a raison de chercher à choisir le meilleur gestionnaire. A noter que c'est la spécialisation selon les secteurs non pas selon les stades d'investissement influence positivement la performance. Ni le fait d'inciter les gérants à co-investir dans les fonds, ni le statut de propriété de la société de gestion n'ont d'impact sur la performance des fonds.Ce travail de recherche apporte également des éléments de compréhension sur la stratégie d'investissement des sociétés de gestion. Les résultats empiriques de l'étude de 163 sociétés de gestion montrent que celles expérimentées et de grande taille accordent une plus grande importance à leur stratégie de diversification. Plus l'aversion au risque est importante, plus la société de gestion cherche à diversifier son portefeuille en augmentant le nombre des entreprises à financer ou en poursuivant la diversification à travers des secteurs ou des stades d'intervention. Il semble que les sociétés de gestion filiales des banques préfèrent répartir leurs investissements à travers de différents secteurs que d'autres catégories des sociétés de gestion. En étudiant 1789 tours de financement du capital risque français, notre recherche montre que la syndication des opérations de capital risque en France se situe à un niveau important par rapport à d'autres pays. Les impératifs financiers demeurent toujours une justification principale de la syndication. Le montant du tour de financement a un impact positif sur la probabilité de syndication. La pratique de la syndication est plus fréquente dans certains secteurs. Le recours à un co-financement syndiqué n'est pas clairement plus fréquent pour les entreprises financées plus jeunes, c'est même plutôt l'inverse. Les SCR les plus jeunes (et donc les moins expérimentées) sont celles qui recourent le plus souvent à la syndication. Nous ne trouvons pas aucun lien entre la structure des sociétés de capital risque et propension à la syndication. Les syndications ne dégagent pas de gains d'efficacité opérationnelle. L'impact social de la syndication n'est pas mis en évidence dans le court terme puisque l'emploi salarié n'augmente pas dans les entreprises financées par une syndication.


  • Résumé

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