L'humeur dépressive sous l'angle des cognitions spécifiques et des écarts entre les sois

par Julie Ledrich

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Kamel Gana.

Soutenue le 07-09-2011

à Nancy 2 , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Temps, Sociétés (LTS) (Nancy-Metz) , en partenariat avec INTERPSY - Laboratoire de Psyschologie de l'Interaction et des RelationsIntersubjectives - EA 4432 (laboratoire) .

Le président du jury était Bruno Quintard.

Le jury était composé de Martine Bouvard, Cyril Tarquinio.


  • Résumé

    L'objectif de notre travail est de proposer un modèle explicatif de l'humeur dépressive, intégrant à la fois un ensemble de cognitions, ainsi qu'une évaluation des écarts entre les sois. Plusieurs études préliminaires à ce modèle ont été réalisées. D'une part, deux études investissent l'opérationnalisation et l'organisation structurale de huit cognitions spécifiques. En outre, nous essayons de mettre en évidence deux mécanismes les reliant à l'humeur dépressive, l'un bénéfique via le contrôle perçu, et l'autre délétère via l'auto-blâme. Nos résultats confirment nos hypothèses en reléguant les attributions causales au second plan, et en montrant que l'auto-blâme et le contrôle perçu correspondent à des dimensions plus proximales de la dépression. D'autre part, une troisième étude présente les qualités psychométriques de notre adaptation française d'une échelle évaluant les écarts entre les sois idéal, moral et non désiré (Hardin et Lakin, 2009). Cette validation préliminaire permettra la mise en oeuvre d'une quatrième étude destinée à mettre à l'épreuve notre modèle intégratif. La mise en perspective de ces dimensions est analysée sous l'angle de leurs effets sur l'estime de soi, variable supposée médiatrice. Tandis que les cognitions spécifiques conservent les effets précédemment démontrés, certaines propositions de la théorie des écarts entre les sois (Higgins, 1987) ne sont pas vérifiées et feront l'objet d'analyses post-hoc. Enfin, nous interrogeons le sens de ces relations en montrant que, si la personnalité peut influencer l'émergence de l'humeur dépressive (« vulnerability model »), celle-ci est également susceptible d'altérer la façon de penser (« scar model »).

  • Titre traduit

    Depressive mood from the perspective of specific cognitions and self-discrepancies


  • Résumé

    The aim of this study is to propose an integrated model of depressive mood, by including several cognitions and self-discrepancies. Several preliminary studies were conduct. On the one hand, two studies were devoted to the measure and test of a structural organisation between eight specific cognitions. In addition, we try to explain their relationship to depressive mood by the way of two distinct mechanisms: a salutary one via perceived control and a detrimental one via self-blame. Results corroborate our hypothesis by relegating causal attributions to the background and by showing that self-blame and perceived control have more proximity with depressive mood. On the other hand, one study presents the preliminary validation of our French adaptation of the Integrated Self-Discrepancy Index (ISDI; Hardin & Lakin, 2009). Then, through the use of structural equation modeling, the integrated model was tested. Self-esteem is proposed as mediator of the relationship between cognition, self-discrepancies and depression. While effects of cognition are confirmed, one hypothesis of self-discrepancy theory (Higgins, 1987) isn't. Additionally, post-hoc analyses were then performed. Finally, we addressed the direction of causality between personality and depression, by comparing five structural models including vulnerability hypothesis, scar hypothesis, or both. Results showed that a mixed model integrating both types fit best to the data.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?