Prises de Participations et Concurrence

par Jean-philippe Serbera

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Edmond Baranes.

Le jury était composé de Edmond Baranes, Patricia Charléty, Michel Deshons.

Les rapporteurs étaient Saïd Souam, Éric Avenel.


  • Résumé

    La littérature est unanime quand à la nocivité des participations horizontales (ppH) sur la concurrence, en effet l'internalisation de profits joints incite à la collusion même lorsque la part de capital acquise est peu importante.Néanmoins nous ne sommes pas aussi catégoriques sur la dangerosité des participations horizontales, certes elles ont tendance à favoriser des rapprochements entre concurrents et ainsi pénaliser le surplus des consommateurs mais dans certains cas nous montrons qu'elle peuvent avoir des effets bénéfiques sur le bien-être total et même sur le surplus du consommateur. C'est notamment le cas lorsqu'il y a possibilité d'acquérir une technologie qui permet de réduire les coûts marginaux en échange d'un coup fixe d'investissement comme nous allons le présenter dans un modèle original dans le 3è chapitre de cette thèse.Contrairement aux fusions verticales qui dans la littérature ont un effet positif sur la concurrence grâce à une réduction de la double marginalisation, l'intégration partielle via les prises de participations verticales (ppV) n'a pas les mêmes conséquences. Il existe une substituabilité stratégique entre ppH et ppV et ces dernières peuvent être aussi nocives dans ce cas que les ppH. Nous pensons que les ppV downward sont aussi néfastes que les ppH et que les autorités de régulation devraient plus les réglementer dans le but d'améliorer le surplus des consommateurs.De plus, nous montrons dans le 4è chapitre que les ppV par leur pouvoir d'intégration partielle peuvent reproduire les effets d'un fusion verticale, ainsi les ppV peuvent présenter des avantages pour le surplus social.

  • Titre traduit

    Partial Ownerships and Competition


  • Résumé

    The literature is unanimous about the harmfulness of partial horizontal ownership (pHo) competition, indeed internalized joints profits encourage collusion even when the acquired share of capital is small.Nevertheless we are not as adamant about the dangerness of pHo, which certainly tend to promote collusion between competitors and thus penalize the consumer surplus, but in some cases we show that it may have beneficial effects on the total welfare and even on the consumer surplus. This is especially true when there is opportunity to develop a technology that reduces the marginal costs in exchange for a fixed investment as we will present it in an original model in the 3rd chapter of this thesis.Unlike vertical mergers in the literature have a positive effect on the competition with a reduction of the double marginalization through the partial integration, partial vertical ownerships (pVo) has different consequences. There is strategic substitutability betwenn pHo and pVo and they can be as harmful in this case that pHo. We believe that the downward.participations are as bad as pHo and that regulators should regulate them more in order to improve the consumer surplus.In addition, we show in the 4th chapter that pVo ;which power partial integration; can reproduce the effects of a vertical merger, this way the pVo can be beneficial to the social surplus.


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