Les interactions ''hôte-parasites-environnement'' dans la bioévaluation de la qualité des milieux : l'exemple du système Dreissena polymorpha et ses parasites
| Auteur / Autrice : | Laëtitia Minguez |
| Direction : | Laure Giamberini |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Ecotoxicologie, Biodiversité, Ecosystèmes |
| Date : | Soutenance le 14/11/2011 |
| Etablissement(s) : | Metz |
| Ecole(s) doctorale(s) : | RP2E - Ecole Doctorale Sciences et Ingénierie des Ressources, Procédés, Produits, Environnement |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LIEBE - Laboratoire Interactions Ecotoxicologie Biodiversité Ecosytèmes - UMR 7146 |
| Jury : | Président / Présidente : Tristan Renault |
| Examinateurs / Examinatrices : Magalie Baudrimont, Jean-Nicolas Beisel, Catherine Mouneyrac, Pascal Poupin, Bernd Sures | |
| DOI : | 10.70675/edae157fz7efaz4573z8e7fza33abcfef2ed |
Résumé
De plus en plus d’études montrent l’importance de considérer les parasites dans les études de biosurveillance environnementale car ils peuvent représenter des facteurs confondants en modifiant la physiologie de leurs hôtes et des bioindicateurs de la qualité des milieux. Dans ce contexte, le bivalve dulçaquicole Dreissena polymorpha a été choisi comme un modèle hôte, organisme couramment utilisé dans les études écotoxicologiques. Le potentiel effet confondant de différents parasites (i.e. bactéries intracellulaires, ciliés, trématodes a été, in situ sur plusieurs populations hôtes échantillonnées sur des sites présentant un gradient de contamination, et en conditions contrôlées, en exposant les dreissènes à différentes concentrations de nickel. Plusieurs réponses physiologiques ont alors été testées aux niveaux cellulaires et individuels. Les résultats montrent que l’infection parasitaire influence les réponses biologiques de la dreissène mais le sens et l’intensité de réponse dépendant de l’origine des populations, du sexe de l’hôte et de l’espèce parasite considérée. Par ailleurs, la modélisation descriptive, nous a permis de confirmer à large échelle spatiale les relations entre le niveau de contamination et la prévalence parasitaire, particulièrement celles des microparasites. Les études ont mis en évidence le cas particulier des co-infections qui ont généralement induit des effets biologiques plus marqués que ceux des infections simples. Les résultats obtenus au cours de cette thèse confirment la complexité des interactions hôte-parasites mais soulignent néanmoins l’importance de prendre en compte les parasites dans l’évaluation de la qualité des milieux