L’amitié aux XVIe et XVIIe siècles en France : normes, réalités et représentations

par Aurelie Prevost

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Philippe Martin.

Le président du jury était Nicolas Le Roux.

Le jury était composé de Alain Cullière, Benoist Pierre, Jean-Marie Gueullette.

Les rapporteurs étaient Sylvie Mouysset.


  • Résumé

    La thèse s’intéresse au duo amical entre hommes en France aux XVIe et XVIIe siècles. Le corpus, aux sources très diverses, écarte à la fois les femmes, les clercs et les intellectuels. Il s’agit d’étudier la réception des idées philosophiques, le regard porté sur la norme et la pratique de l’amitié. Après avoir retracé l’apport antique, patristique et médiéval, le cadre social est défini, notamment en ce qui concerne la place de la famille. Puis, les dictionnaires offrent un bon aperçu des différentes connotations des termes « amitié » et « ami ». Enfin, le travail s’attache à suivre le cours d’une amitié, de sa genèse à sa mort. L’importance du choix de l’ami et sa vertu transcendent le discours des XVIe et XVIIe siècles. Les gestes de l’amitié sont recherchés et presque codés. La peur de l’abandon ou de la trahison est très présente. On s’interroge beaucoup sur la possibilité, voire l’obligation, de la transgression des règles sociales. Les contemporains recherchent un équilibre, toujours difficile à obtenir et à garder. Concorde et Charité sont les deux notions non pas tant concurrentes que connexes à l’amitié. L’amitié-duo se vit en effet dans une société où l’amitié est omniprésente. Enfin, la mort ne scelle pas, en théorie, la fin d’une amitié. Le second tome de ce travail présente la méthodologie suivie pour l’élaboration du corpus ainsi que les raisons de la mise à l’écart des femmes. Les sources et la bibliographie sont également présentées dans ce dernier volume.

  • Titre traduit

    Friendship in France XVIth-XVIIth : norms, practices and representations


  • Résumé

    The purpose of this dissertation is to study the influences of the norm on the representations of friendship and its practice in France during the 16th and the 17th centuries. The corpus draws aside both intellectuals and women to focus on the non-enclosed people. How two individuals are able to make friends with each other in the 16th and 17th centuries within a society itself thought in terms of friendship? This dissertation divides in two volumes. The first one is devoted to the study itself. The philosophical inheritance is presented, along with considerations on bonds linking the friend, the society, the couple and the family during the Modern Times. Questions of linguistics are also raised. The evolution of a friendship between two men is followed step by step from birth to death, as if it were a genuine living organism. Gestures and tokens of friendship are the bases of friendship. The latter is always endangered by the fragile balance between the social demands and the requirements of friendship. In the second volume are presented the methodology used to gather the documentary corpus, as well as our historical sources and bibliography. Reasons why women were excluded from our research work make the core of a specific chapter.


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