L'apport de théories métacognitives à l'étude de l'autorégulation chez les conducteurs agés

par Ladislav Motak

Thèse de doctorat en Sciences Cognitives (doctorat sciences cognitives mention linguistique)

Sous la direction de Nathalie Huet.

Soutenue le 05-12-2011

à Lyon 2 , dans le cadre de École Doctorale Neurosciences et Cognition (NSCo) , en partenariat avec Laboratoire d'Etude des Mecanismes Cognitifs (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Claude Marquié.

Le jury était composé de Élisabeth Bacon.

Les rapporteurs étaient Suzanne Narciss, Catherine Gabaude.


  • Résumé

    L’intérêt considérable est dédié à l’autorégulation chez les conducteurs âgés. Notre première étude compare l’autorégulation des conducteurs âgés à celle des jeunes. Nous supposons trouver des corrélations positives entre les évitements auto-déclarés des situations de conduite difficiles et le niveau auto-déclaré de déclins cognitifs chez les conducteurs âgés, non pas chez les jeunes. Or, le fait d’opérationnaliser l’autorégulation par ce biais ne permet ni d’examiner le niveau d’autorégulation comportemental, ni les facteurs susceptibles de conditionner un tel comportement. Deux études sont alors conçues de sorte à définir le modèle de l’apprentissage autorégulé le plus adapté pour l’examen des capacités d’autorégulation (étude 2), et à identifier les éléments susceptibles de modifier une autorégulation comportementale (étude 3). Dans l’étude 2, nous testons dans une expérience sur simulateur de conduite deux modèles métacognitifs, dont celui s’avérant plus compréhensif est maintenu comme paradigme expérimental pour la troisième étude. Cette dernière compare les patterns d’autorégulation de deux groupes de conducteurs âgés, dont un soumis à la menace du stéréotype. Les résultats indiquent que les conducteurs âgés basent leurs comportements d’autorégulation sur leurs propres expériences de la difficulté, et que le fait de vouloir les instruire à l’aide d’indices extrinsèques semblables à ceux du stéréotype, puisse mener plus à une réduction de leur capacités qu’à leur supposée amélioration.

  • Titre traduit

    Contribution of metacognitive theories to the study of self-regulation in elderly drivers


  • Résumé

    An increasing interest is actually devoted to the self-regulation in elderly drivers. Our first study compares the elderly drivers’ self-regulation to that of younger drivers. We suppose to observe in elderly drivers (but not in the younger ones) positive correlations between the self-declared avoidance of difficult driving situations and the self-declared decline of cognitive functioning. However, such an operationalization of self-regulation does not allow the study of neither the real behavioral self-regulation nor the factors conditioning such a behavior. Another two studies are then conceived in order to define both the self-regulated learning model that fits the best to the study of drivers’ self-regulatory patterns (study 2) and the factors that trigger such a behavioral self-regulation (study 3). In the second, driving-simulator study, we oppose the predictions of two metacognitive models, and this model that is better suited is withheld as the experimental paradigm for the third study. This latter compare the self-regulatory patterns of two groups of elderly drivers: one that is under stereotype threat and one that is not. Our results indicate that, first, elderly drivers presumably base their self-regulatory behavior on their sheer experience of the difficulty and, second, the efforts to enhance their self-regulation by extrinsic cues (such as those similar to the stereotype used in our third study) in fact hinder their self-regulatory abilities rather than enhance them.


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