Thèse soutenue

La construction identitaire de l’homme violent

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Auteur / Autrice : Anne-marie Ghossain
Direction : Raja MakkiAnnik Houel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 17/11/2011
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Éducation, psychologie, information et communication (Lyon ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Groupe de recherche en psychologie sociale
Jury : Président / Présidente : Gérard Neyrand
Examinateurs / Examinatrices : Abdelhafid Hammouche
Rapporteurs / Rapporteuses : Abdelhafid Hammouche
DOI : 10.70675/7c203482z2dc3z4e36zad1dz15413806edee

Résumé

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Cette recherche qualitative et exploratoire porte sur la construction identitaire de l’homme marié violent au Liban. Elle s’appuie notamment sur les discours de l’homme violent et de la femme violentée (récits de vie, interrogatoires juridiques, questionnaires) et aussi sur le discours de personnes-ressources non violentes. La construction identitaire de l’homme violent au Liban est liée au système patriarcal fortement ancré dans la culture, les institutions et la vie des Libanais. L’homme évolue en fonction de 3 prototypes :- masculin : dominant, pourvoyeur, protecteur, agressif- féminin : soumise, femme au foyer, disponible, douce- du couple : verrouillage des autres prototypes dans une complémentarité sexisteLa violence masculine traduit la place de l’homme dans le couple (violences symboliques et violences spontanées), elle traduit aussi sa volonté de conserver l’ordre patriarcal dans la famille car toute évolution des prototypes notamment celui de la femme est sentie par l’homme comme une menace contre sa masculinité (violences interactionnelles). La violence est accentuée car le Liban évolue sous l’empire de stress, ce qui met les rôles patriarcaux en question en permanence. La trajectoire identitaire de l’homme violent libanais montre qu’il a un père autoritaire et sévère, parfois faible. Sa mère pourrait être envahissante, absente ou ambivalente. Du point de vue couple l’homme violent cherche le couple fusionnel car il traduit parfaitement la complémentarité patriarcale sexiste. L’ordre social patriarcal libanais est en perpétuelle reproduction engendrant des hommes sexistes prêts à devenir violents. La femme est encerclée par la violence même, sa honte d’être femme battue et/ou femme divorcée, mais aussi à cause du tiers d’idéologie sexiste : parents, amis, société, institutions concernées. La lutte contre la violence conjugale au Liban doit être totale : contre la violence, les inégalités de genre et la culture patriarcale.