Influence de la socialisation et des préjugés sur la participation des femmes libanaises à la vie politique

par Mireille Francis

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Patricia Mercader.

Le président du jury était Raja Makki.

Le jury était composé de Nicole Mosconi, Armelle Le Bras-Chopard.


  • Résumé

    En 1952 les femmes libanaises acquirent leur droit de vote. A l’époque ce fut un triomphe par rapport à leurs semblables des pays voisins. Mais par contre, le parlement libanais va attendre l’année 1963 pour que la première femme y accède. Et la participation des femmes en politique libanaise ne présente en 2008 que 4,7 % du total du parlement. Malgré l’accroissement du nombre des organisations non gouvernementales, des mouvements féministes et des efforts particuliers concernant la participation féminine en politique : la présence des femmes dans le champ politique reste restreinte.Une étude, à ce propos, a été effectuée en 1997 et a prouvé que les femmes étaient satisfaites de leur représentation dans le champ politique. Aujourd’hui on se demande si les étudiantes en 2008 auront développé une attitude différente de celle des femmes en 1997 ? On se demande si les nouvelles générations de niveau d'instruction universitaire et des futures femmes libanaises confrontent elles un état de consonance cognitive en ce qui concerne leur participation à la vie politique? Et par suite, si elles sont satisfaites, si elles vivent un équilibre psychique et elles évitent les changements d'attitudes ou de comportements susceptibles d'introduire de la dissonance? On se demande aussi si au contraire, les nouvelles générations de niveau d'instruction universitaire et des futures femmes libanaises confrontent plutôt un état de dissonance cognitive susceptible à un changement probable dans leur participation à la vie politique? En d’autres termes, les étudiantes seront-elles tiraillées entre leurs acquis traditionnels favorables à leur absentéisme de la vie politique d’une part et entre leurs acquis des formations universitaires favorables à leur promotion dans tous les domaines de la vie sociale, et entre autre la vie politique, d’autre part ? On a supposé que les nouvelles générations féminines qui poursuivent des études universitaires vivent un état de dissonance entre deux cognitions dissonantes: il s'agit d'une part des cognitions de socialisation, de stéréotypes, des préjugées, de l'habitus et des représentations et d'autre part, des cognitions de l'éducation et d'instruction. Et l'hypothèse de la thèse a proposé que la situation de dissonance probablement vécue par les jeunes étudiantes les motive aux changements d'attitudes et par suite les incite à réduire cette dissonance en supprimant ou réduisant l'importance des cognitions dissonantes.La technique utilisée pour détecter la véracité de l’hypothèse était l’entretien non directif auprès de 51 étudiantes universitaires.Les résultats de l’étude ont confirmé la vraisemblance de l’hypothèse c'est-à-dire que les étudiantes ont presque toutes annoncé leur insatisfaction vis-à-vis de la participation féminine en politique. Mais par contre l’investissement des femmes dans le champ politique a diminué dans les élections législatives en juin 2009 de 6 femmes parlementaires à 4 femmes. Une réflexion sur les obstacles devant l’engagement des femmes dans le travail politique a déduit que le déséquilibre démographique ainsi que la socialisation genrée sont tous deux responsables de l’absence féminine du champ politique. Une proposition du quota féminin au sein du parlement reste un choix parmi d’autres qui doit faire preuve de validité.

  • Titre traduit

    Influence of the socialization and prejudices on the participation of the Lebanese women in the political life


  • Résumé

    In 1952 the lebanese women acquired their right to vote. In the time, it was a triumph relatively to their fellow men of the nearby countries. But on the other hand, the Lebanese parliament is going to wait for 1963, so that the first woman reaches it. And the participation of the women in lebanese politics presents in 2008 only 4,7 % of the total of the parliament.In spite of the increase of the number of non-governmental organizations, women's movements and particular efforts concerning the feminine participation in politics: the presence of the women in the political field remains restricted.A study, on this matter, was made in 1997 and proved that the women were satisfied by their representation in the political field.Today we wonder if the students in 2008 will have developed an attitude different from that of the women in 1997? We wonder if the new generations of university academic level and the future Lebanese women confront a state of cognitive consonance concerning their participation with the political life? And as a consequence, if they are satisfied, if they live a psychic balance and they avoid the changes of attitudes or behavior susceptible to introduce some dissonance?We wonder, on the contrary, if the new generations of university academic level and the future Lebanese women confront rather a state of susceptible cognitive dissonance with a likely change in their participation in the political life? In other words, the students will be pulled between their traditional experiences favorable to their absenteeism of the political life on one hand and between their experiences of university education favorable to their promotion in all the domains of the social life, and among others the political life, on the other hand? We supposed that the new feminine generations which pursue university studies live a state of dissonance between two dissonant cognitions: it is on one hand about cognitions of socialization, about stereotypes, about prejudged, about the habit and the representations and on the other hand, the cognitions of the education and about instruction. And the hypothesis of the thesis proposed that the situation of dissonance probably lived by the young students motivates them to change their attitudes and as a consequence incites them to reduce this dissonance by eliminating or by reducing the importance of the dissonant cognitions.The technique used to detect the truthfulness of the hypothesis was the non directive interview with 51 university students.The results of the study confirmed the credibility of the hypothesis. Almost all the students announced their dissatisfaction towards the feminine participation in politics. But on the other hand the investment of the women in the political field decreased in the general election in June 2009, from 6 parliamentary women to 4 women. A reflection on the obstacles in front of the commitment of the women in the political work deducted that the demographic imbalance as well as the gendered socialization are both responsible of the feminine absence of the political arena. A proposition of the feminine quota within the parliament stays a choice among the others whom has to show validity.


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