Un tout petit monde : les notables de la ville de Douai du règne de Philippe II à la conquête française (milieu du XVIe siècle-1667) : pouvoir, réseaux et reproduction sociale

par Frédéric Duquenne

Thèse de doctorat en Histoire moderne

Sous la direction de Philippe Guignet.

Soutenue en 2011

à Lille 3 .


  • Résumé

    En 1562, Philippe II décide d'établir une université à Douai. Cette fondation qui s'inscrit dans le sillage de la Contre-Réforme transforme durablement la ville qui peine à occuper son immense espace fortifié. Globalement épargnée par les troubles politico-religieux du XVIe siècle, Douai se présente comme une cité fidèle au catholicisme et au roi d'Espagne jusqu'à la conquête française (1667). Le magistrat qui la dirige est un large échevinage typique des anciens Pays-Bas. Son originalité réside dans son mode de résignation qui mélange cooptation et élection, donnant peu d'emprise au souverain sur les élites locales. L'analyse de sa composition et la reconstitution des réseaux de parenté montrent que les hommes à la tête de la ville forment un tout petit monde de notables très liés entre eux. Mais, dans une ville dont la population oscille entre dix et quinze mille habitants, la couche supérieure de la société n'est pas assez nombreuse pour peupler tous les sièges à pourvoir qu'on doit ouvrir à certains commerçants et artisans. Si des conflits éclatent régulièrement au sein de l'élite, ils dégénèrent rarement dans la violence. Même lorsque Douai connait sa plus grave crise politique au moment de la révolte des Pays-Bas, l'affrontement reste contenu par les solidarités internes de l'élite

  • Titre traduit

    Small world : the elites of the city of Douai to the reign of Philippe II to the French conquest (1550s-1667) : power, networks and social reproduction


  • Résumé

    In 1562, Philippe II decided to found a new university in Douai. This foundation registered in the wake of the Counter-Reformation. It durably transformed the town, which had trouble occupying its large fortified area. The political and religious conflict of the 16th century didn't really affect Douai, which appeared as a city faithful to the Catholic Church and to the king of Spain until the French conquest (1667). The Magistrate who manged the city was a large échevinage typical of the Low Countries. Its originality lied in its appointment that mixed cooptation and election and didn't give full influence to the sovereign on the local elites. The analysis of its composition and the reconstruction of the networks of kinship showed that the men running the city formed a small world of notables who were well connected. But, in a city in which the population fluctuated between ten and fifteen thousand inhabitants, the upper class of the society wasn't numerous enough to take up all the places of the magistrate and had to open up to shoopkeepers and craftsmen. Conflicts within the elite regularly broke out, but they rarely sank into violence. During ther Dutch revolt, as Douai was going through its greatest political crisis, the confrontation was contained thanks to a sense of solidarity within the elite

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (VI-638 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 407-434. Notes bibliogr.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 50.377-2011-23-1
  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 50.377-2011-23-2
  • Bibliothèque : Institut de recherches historiques du Septentrion. Bibliothèque.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 1005-1
  • Bibliothèque : Institut de recherches historiques du Septentrion. Bibliothèque.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 1005-2
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.