The socio-economics of pay rules

par Stephan Kampelmann

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Florence Jany-Catrice et de François Rycx.

  • Titre traduit

    La socio-économie des règles salariales


  • Résumé

    Cette dissertation s'attache à l'étude des inégalités de salaire dans la société capitaliste contemporaine, phénomène qui conjugue des enjeux politiques conséquents avec une crispation des débats entre les différentes écoles de pensées. Il y est défendu la thèse selon laquelle les inégalités de salaire sont le résultat de règles socialement construites qui ne peuvent pas être exclusivement attribuées aux intérêts du capitalisme rationnel. La partie empirique se focalise sur les inégalités entre les catégories professionnelles et applique des méthodes économétriques à des microdonnées diachroniques d'Allemagne et de Belgique. Étonnement, trois études empiriques ne fournissent que peu d'éléments pour la validation des modèles conventionnels de la formation des salaires. Nous y montrons notamment que les règles salariales qui différencient les catégories professionnelles ne peuvent pas être expliquées d'après (i) leur correspondance avec les inégalités en termes de productivités marginales relatives, ou d'après (ii) l'impact asymétrique du changement technologique sur les professions. En revanche, la structure des rémunérations est significativement associées à la composition des différentes professions (taux de syndicalisation, ratio femmes/hommes ou niveau d'éducation) et aux variations dans la configuration nationale des institutions du marché du travail. Ainsi, cette étude ne met pas seulement en évidence la faiblesse de l'assise empirique des théories conventionnelles du salaire, mais il fait également ressortir des concepts socio-économiques et des résultats empiriques qui pourrait aider au recalibrage de l'analyse institutionnelle des rémunérations.


  • Résumé

    The dissertation examines pay inequalities in contemporary capitalist societies, a phenomena that combines clear policy relevance and entrenched controversies between different schools of thought. It defends the thesis that pay inequalities are the result of socially constructed rules that cannot be ascribed exclusively to capitalist-rational interests. The empirical part of the dissertation focuses on inequalities between occupations and applies econometric methods to representative panel data from Germany and Belgium. Three empirical studies provide surprisingly thin evidence for conventional models of the determination of earnings. We notably show that the pay rules that differentiate occupational categories cannot be explained with (i) corresponding inequalities in relative marginal productivities or (ii) the asymmetric impact of technological change on different occupations. By contrast, the structure of occupational pay is significantly associated with the composition of occupations (e.g.\ changes in unionisation, gender ratios, or educational mix) and cross-country variations in the institutional configuration of labour markets. The dissertation therefore not only highlights the weak empirical footing of conventional wage theories but also socio-economic concepts and factual evidence that help to recalibrate the institutional analysis of earnings.


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