Le péril jaune à la fin du XIXe siècle, fantasme ou inquiétude légitime ?

par François Pavé

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Nadine Vivier.

Soutenue le 14-12-2011

à Le Mans , en partenariat avec Centre de recherches historiques de l'Ouest (Rennes) (laboratoire) et de CERHIO (laboratoire) .


  • Résumé

    Depuis plusieurs années, l’émergence de la Chine sur la scène économique mondiale préoccupe les opinions publiques. Le spectre du péril jaune, né à la fin du XIXe siècle, réapparait. Le péril jaune prend d’abord la forme d’un péril militaire. Les Européens craignent l’instabilité politique qui caractérise l’Extrême-Orient. Les conflits s’y succèdent en exposant les Occidentaux établis en Asie : la guerre des Boxers en 1900 et la guerre russo-japonaise en 1905. Le péril jaune apparaît aussi comme un péril démographique. La présence croissante des Chinois de par le monde est avérée. Les communautés asiatiques se caractérisent par l’absence de volonté de s’intégrer dans les pays où elles s’implantent. En Europe, les tensions entre les communautés d’origines européennes et asiatiques dans l’aire pacifique sont perçues comme de mauvais présages. C’est bien le péril jaune économique qui est le plus souvent dénoncé. Le rapide décollage de l’industrie et du commerce du Japon inquiète. Les Asiatiques semblent capables de concurrencer les Occidentaux. Nombreux sont ceux qui considèrent alors que la Chine peut évoluer comme le Japon. L’argument des bas salaires asiatiques, fondement d’une concurrence déloyale, est l’argument premier sur lequel repose la crainte du déclin économique de l’Occident. Cette crainte n’est pas partagée par tous. En France, le député Paul d’Estournelles de Constant considère cette concurrence nouvelle comme une évolution normale. Il pense que l’Occident doit relever ses manches pour œuvrer à son redressement plutôt que de dénoncer, de façon stérile, l’essor de l’Asie. Il défend l’idée que le salut des Européens repose sur l’union économique et politique.

  • Titre traduit

    The Yellow Peril at the end of the XIXth century, illusion or truth ?


  • Résumé

    For several years the emergence of China on the global economic scene has been worrying. The spectre of the Yellow Peril is reappearing. In fact this fear began a century ago. At the end of the XIXth century China and the Far East were already worrying. The Yellow Peril seemed to be first a military instability which characterized the Far East. Clashes followed each other imperilling Westerners living in Asia : The Boxer war in 1900 and the Russian/Japanese war in 1905. The Yellow Peril appearred as a demographic danger. The growing presence of the Chinese throughout the world was worrying. Asian communities were characterized by unwillingness to integrate into the countries where they were becoming established. In Europe tension between the communities of European and Asian extractions in the Pacific area was worrying. It was in the economic field that the Far East worried most. The spectacular growth of Japan showed clearly that Asiatics could expand very quickly. China seemed then to be going in the same direction. So in Europe we were worrying about the competition that Chinese and Japanese workers could offer to the Western Workers. Some observers did not believe in this threat. In France deputy Paul d’Estournelles de Constant was fascinated by this subject. He thought that China and Japan were going to compete with some Western industries. He thought that safety of European countries lay in economic and political union. The threat of Yellow Peril appeared to be a highly stimulating challenge to the Western World.


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