Gènes et mythes littéraires : pour un modèle biologique du dynamisme mythique

par Abolghasem Ghiasizarch

Thèse de doctorat en Arts

Sous la direction de Philippe Walter.

Soutenue le 14-01-2011

à Grenoble en cotutelle avec l'UNIVERSITE DE GRENOBLE , dans le cadre de École doctorale langues, littératures et sciences humaines (Grenoble) , en partenariat avec Centre de Recherche sur l'Imaginaire (équipe de recherche) .

Le président du jury était Jean-bruno Renard.

Le jury était composé de Philippe Walter.

Les rapporteurs étaient Claude Thomasset.


  • Résumé

    La présente recherche est une approche transdisciplinaire et pluridisciplinaire qui a pour objet principal, la réévaluation et la redéfinition du concept du mythe littéraire, en abordant la vision des sciences biologiques, plus précisément la génétique dont les instruments et concepts servent de notre point de vue à la reconfiguration des structures déjà classiques de l'imaginaire. Nous avons comme objectif de proposer une définition du mythe qui rend compte de son évolution dans les cultures, non pas une définition statique, immobile ; mais une définition qui suppose l'idée de l'évolution. Le biologiste anglais, Richard Dawkins, écrit en 1976 Le Gène égoïste, dans lequel il explique que «toute vie évolue en fonction des chances de survie des entités répliquées». Selon lui, le gène est la principale unité de sélection dans l'évolution. Dawkins invente aussi le concept de « mème » comme étant l'unité de l'évolution culturelle par analogie avec le gène. Donc, il estime qu'il y a un rapport très fort entre la génétique et la culture humaine, autrement dit, entre le monde physique, le cerveau humain et l'imaginaire. Claude Lévi-Strauss dans, Roger Caillois, Gilbert Durand et Richard Dawkins voyaient une liaison forte entre l'imaginaire et la biologie. Mais, leurs recherches n'aboutissent pas à présenter un modèle concret. Ce que nous essayerons de présenter dans notre recherche, est un nouveau parcours vers ce but avec le nouvel outil de la génétique. Nous étudions quelque domaine crucial de l'imaginaire tel que l'origine ou le Big Bang de l'imaginaire, la frontière dans l'imaginaire et le réel, le tableau des gènes littéraires et les codes des gènes littéraires. C'est une sorte de redécouverte de l'imaginaire basé sur le gène et mythe littéraire. Pour prouver notre point de vue, nous appliquons la méthode du repérage des gènes littéraires sur un récit. Cette recherche transdisciplinaire veut mettre en évidence que le mythe, comme il est défini par les mythologues, les ethnographes, les anthropologues etc., n'est pas seulement un phénomène culturel, religieux, historique, ou déterminé par les représentations littéraires, mais il est en fait, déterminé par les structures génétiques qui préparent l'homme à la propension et la compétence de raconter des « histoires »/ des « récits ».

  • Titre traduit

    Literary myths and gens : a biological model for mythical dynamism


  • Résumé

    This research is an interdisciplinary and multidisciplinary approach has the main purpose, reassessment and redefining the concept of literary myth, addressing the vision of Biological Sciences, specifically the genetic tools and concepts which serve as our point of view reconfiguration of the structures already classics of the imagination. We aim to offer a definition of myth that reflects its evolution in the cultures, not a static definition, motionless, but a definition that implies the idea of evolution. The British biologist Richard Dawkins wrote The Selfish Gene in 1976, in which he explains that "all life evolves according to the survival of replicated entities. He said the gene is the main unit of selection in evolution. Dawkins also invented the concept of "meme" as the unit of cultural evolution by analogy with the gene. So he sees a strong relationship between genetics and human culture, between the physical world, the human brain and “imaginaire”. Claude Levi-Strauss, Roger Caillois, Gilbert Durand and Richard Dawkins saw a strong link between “imaginaire” and biology. But their researches fail to present a concrete model. What we try to the present research, is a new route to this goal with the new tool of genetics. We study some crucial area of the imaginaire as the origin or the Big Bang of imaginaire; and the borders into imaginaire and the real; and the table of literary genes and codes of literary genes. It is a kind of rediscovery of imaginaire, based on the literary gene and myth. To prove our point of view, we apply this method of identification of the genes on a literary text. This interdisciplinary research will highlight the myth, as defined by the mythologies, ethnographers, anthropologists etc., is not only a cultural phenomenon, religious, historical, or determined by literary representations; but it is in fact, determined by the genetic structures that prepare the human propensity and ability to tell "histoires" / "récits".


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