Organizational and field-level responses to institutional complexity : The case of french Grandes Ecoles de Commerce

par Farah Kodeih

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Hamid Bouchikhi.


  • Résumé

    Cette thèse cherche à mieux comprendre la manière dont les organisations font face à des logiques et attentes institutionnelles potentiellement contradictoires. Pour ce faire, la thèse étudie le cas des Grandes Ecoles de Commerce Françaises (GECF), qui font face depuis le milieu des années 1990 à une mondialisation croissante de l’enseignement supérieur en gestion. En raison de cette mondialisation, les GECF doivent gérer deux types de contraintes : d’une part, répondre aux exigences des organismes d’accréditations et des classements internationaux – qui véhiculent les standards du modèle de la business school (recherche, internationalisation, académisation) – et, d’autre part, préserver leur identité originelle et fondatrice, construite sur un modèle national, et qui constitue encore leur source de légitimité locale. Les problématiques générées par la présence de ces deux logiques institutionnelles dans le champ des GECF, nécessite de la part de ces dernières des arbitrages complexes, et une redéfinition de leur identité. En particulier, la thèse cherche à identifier les mécanismes entrepreneuriaux et identitaires à l’oeuvre dans les réponses des GECF aux pressions institutionnelles différentes et parfois contradictoires. Ecrite sous forme d’articles, la thèse s’intéresse aux origines des GECF et à l’émergence d’une logique institutionnelle propre, à la transformation de leurs pratiques et de leurs identités en réponse aux nouveaux standards internationaux et à l’incidence de ce processus sur les logiques institutionnelles présentes dans leur environnement.


  • Résumé

    This dissertation explores how organizations cope with multiple and heterogeneous institutions, a situation recently referred to as ‘institutional complexity’. It is based on the study of French Business Schools, known as French Grandes Ecoles de Commerce (FGEC). Up until the mid 1990s, FGEC operated in a familiar and monolithic national institutional environment. Recent years have seen a rise in global standards for management education; a movement that has been particularly salient in Europe with the proliferation of MBAs, the development of accreditation and public ranking systems and the endorsement of the Bologna agreement in 1999, which aimed at developing a harmonized European higher education system. From that point onwards, FGEC have come under pressure to adapt to the growing internationalization of management education and adopt its dominant standards. While trying to redefine themselves as International Business Schools, FGEC continue to value their historical identity, which still forms the basis of their national legitimacy. This dissertation brings together a wide range of qualitative methods (participative observation, semi-structured interviews and documentary evidence), which are particularly suitable for understanding the social dynamics of institutional processes. The architecture of the dissertation goes from the micro to the macro level of analysis and combines three articles that should be considered together. The first article focuses on the case of one FGEC and explores how it attempted to promote an alternative definition of what an MBA program represents, by simultaneously combining the FGEC and the International Business School institutional logics. The second offers a comparative study of how four FGEC have interpreted and experienced the rising institutional complexity in their field, based on their identities. The third article offers a study of the FGEC population. It explores how and why FGEC emerged, established themselves as a particular form of management education, and developed by infusing practices from a competing logic, while remaining true to their traditional core.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?