Généalogies de l'amour de soi : Montaigne, Pascal, Rousseau
| Auteur / Autrice : | Christophe Litwin |
| Direction : | Pierre Manent, Denis Hollier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études politiques |
| Date : | Soutenance en 2011 |
| Etablissement(s) : | Paris, EHESS en cotutelle avec New York University |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales |
Résumé
La rédecouverte à la Renaissance des textes antiques ravive de nombreuses discussions au sujet de l'amour propre. Cette passion est en effet à la croisée de deux paradigmes : les partisans du premier, d'inspiration augustinienne, voient en l'amour sui la passion pécheresse par excellence, la corruption originelle de l'amor Doi ; les autres, d'inspiration humaniste chrétienne, se réfèrent à Ciceron pour opposer à l'amour-propre un bon amour de soi, une passion naturelle et vertueuse. Les premiers jugent incompatible avec le dogme du péché originel cette thèse d'un bon amour de soi ; les secondes critiquent une idéologie qui réduit toute passion à l'amour-propre et fait de toute vertu sociale la résultante d'in jeu d'intérêts égoïstes. La présente étude explore les enjeux philosophiques, éthiques, moraux et politiques de cette querelle à travers les oeuvres de Montaigne, Pascal et Rousseau.