Étude des interactions de nanoparticules de dyoxyde de titane manufacturées avec des cellules et des biomolécules

par Marie-Charlotte Bernier

Thèse de doctorat en Bio-ingénierie, biomécanique, biomatériaux

Sous la direction de Karim El Kirat-Chatel et de Muriel Vayssade.

Soutenue en 2011

à Compiègne .

  • Titre traduit

    Study of the interactions of manufactured titanium dioxide nanoparticles with cells and biomolecules


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Les propriétés particulières des nanoparticules de dioxyde de titane (nTiO2) liées à leur petite taille (<100 nm) en font des matériaux utilisés dans de nombreuses applications de la vie quotidienne (cosmétiques, biomatériaux…). Cependant, leurs effets sur la santé humaine et sur l’environnement sont encore mal connus. Dans notre étude, des nTiO2 anatase et des nTiO2 rutile enrobées de silice ont été testées sur deux lignées cellulaires murines modèles : les pré-ostéoblastes MC-3T3 et les fibroblastes L929. Afin de comprendre les mécanismes de leur cytoxicité, l’état d’agrégation des nTiO2 dans les différents milieux de culture a été étudié, ainsi que leur interaction avec la protéine majoritaire de la matrice extracellulaire, la fibronectine (Fn). Les conséquences de ces interactions sur l’adhésion des cellules MC-3T3 à des revêtements de Fn ont également été évaluées. Nous avons pu mettre en évidence une cytotoxicité des nTiO2 dépendante du type cellulaire étudié, de la dose de nanoparticules, mais également de la nature chimique de la surface des nanoparticules. L’interaction des nTiO2 avec la Fn et la diminution de l’adhésion cellulaire dépendent aussi de la concentration et des propriétés de surface des nanoparticules. Par ailleurs, nos études de cytotoxicité concernant les pré-ostéoblastes ont montré une sécrétion de fortes doses de la cytokine pro-inflammatoire IL-6, connue pour induire l’ostéolyse via l’activation d’ostéoclastes. Ainsi notre étude met en évidence l’urgence de reconsidérer l’utilisation de biomatériaux nanostructurés qui pourraient inhiber la reconstruction osseuse.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (183 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 290 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Technologie de Compiègne. Service Commun de la Documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2011 BER 1973
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