Acute exercise and subsequent energy balance : interest in obese youths

par David Thivel

Thèse de doctorat en Staps

Sous la direction de Pascale Duché et de Béatrice Morio.

Le président du jury était Yves Boirie.

Le jury était composé de Jean-Michel Oppert, John Edward Blundell, Corinne Leloup.

Les rapporteurs étaient Jean-Michel Oppert, John Edward Blundell.

  • Titre traduit

    Exercice aigü et balance énergétique : intérêts chez l'adolescent obèse


  • Résumé

    Les programmes d'activité physique et les régimes alimentaires sont communément utilisés pour favoriser, en réduisant la balance énergétique, la perte de poids des patients en surpoids ou obèses. De tels programmes pâtissent d'une faible adhésion de la part des patients et d'un taux élevé d'abandons dû aux difficultés que rencontrent les individus à concilier exercice et restriction d'énergie. Il a été suggéré que l'exercice physique était un moyen potentiel pour réguler l'apport indirect d'énergie, ce qui pourrait s'avérer intéressant sur le plan du traitement de l'obésité.L'impact que l'exercice pouvait avoir sur la balance énergétique subséquente (apport et dépense énergétiques), ainsi que sur l'appétit, a été principalement étudié dans le cas d'adultes de faible corpulence, mais peu de données sont disponibles pour les populations d'individus obèses, et tout particulièrement pour les enfants qui souffrent d'obésité.Le but premier de ce travail était donc de déterminer si un exercice réalisé à un moment précis pouvait par la suite affecter la balance énergétique ainsi que l'appétit des adolescents obèses (Etude I). Par la suite, nous avons étudié l'importance que pouvait avoir l'intensité de l'exercice prescrit (intensité faible VS intensité élevée) sur les modifications de la balance énergétique et de l'exercice (Etude II). Les résultats démontrent qu'un exercice intensif (>70%VO2 max), exécuté en fin de matinée, favorise une balance énergétique réduite en diminuant principalement l'apport d'énergie. Cependant, les données restent contradictoires concernant l'apport de macronutriments après l'exercice, et il est nécessaire d'approfondir les recherches. En ce qui concerne les adaptations de la balance énergétique et de l'appétit après l'exercice, aucune différence n'avait été observée en fonction du sexe des individus. Les adaptations observées en termes d'apport énergétique n'étaient pas accompagnées de changements en termes de sensation de faim, ce qui laisse à penser que les adolescents obèses ne risquent pas de ressentir de la frustration.En 24h, la balance énergétique des adolescents obèses peut être réduite grâce à la fois à une dépense énergétique élevée et à un apport d'énergie réduit, quand un exercice intensif est réalisé en fin de matinée. Etant donné que de tels résultats découlent d'actes à caractère chroniques, il est nécessaire de les interroger, afin de savoir si l'exercice intensif peut s'avérer être un véritable outil permettant d'induire sur le long terme une réduction de la balance énergétique (en affectant à la fois la dépense et l'apport énergétique), et par la suite une perte de poids.


  • Résumé

    Physical activity programs and dietary restrictions are commonly used to favor weight-loss in overweight and obese patients, by reducing energy balance. Such programs suffer of a low adherence and high drop-out due to the difficulties met by patients to concomitantly support exercise and energy restriction. Physical exercise has been proposed as a potential indirect energy intake modulator, which could be interesting in terms of obesity treatment. The impact of exercise on subsequent energy balance (intake and expenditure) and appetite has been mainly questioned among lean adults but few data are available in obese populations, particularly pediatrics. The first aim of this work was then to determine whether or not an acute bout of exercise could affect subsequent energy balance and appetite in obese adolescents (STUDY I). Then the importance of the prescribed exercise intensity (Low vs High intensity) on those energy balance and appetite modifications has been investigated (STUDY II). The results demonstrate that an intensive exercise (>70%VO2max) realized by the end of the morning favors a reduced energy balance by mainly decreasing energy intake. The induced energy intake decrease was observed within minutes after the exercise (30 minutes, lunch time), with the onset being experienced about 7 hours after, during dinner time. Data remain however contradictive concerning the post exercise macronutrient intake, and further investigations are required. No gender difference was observed in terms of post exercise energy balance and appetite adaptations. The observed energy intake adaptations were not accompanied by appetite sensation modifications, suggesting that obese adolescents are not at risk for food frustration. Within 24-h, obese adolescents’ energy balance can be reduced thanks to both elevated energy expenditure and decreased energy intake when an intensive exercise is performed by the end of the morning. Such results need to be questioned as part of chronic interventions to know whether or not intensive exercise can provide a great tool to induced long term energy balance reduction (by dually affecting energy expenditure and intake) and then weight loss.


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