Envois de fonds et pauvreté : le cas des Comores

par Imani Younoussa

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jean-Pierre Lachaud.

Le président du jury était Yves André Abessolo.

Le jury était composé de Yves Jégourel.

Les rapporteurs étaient François-Charles Wolff.


  • Résumé

    L’objectif de cette étude est de mesurer l’impact des envois de fonds extérieurs sur la pauvreté aux Comores. Les envois de fonds à destination des Comores ont été évalués à 117 millions Usd en 2010, représentant ainsi 24 pour cent du PIB. Les envois de fonds sont de loin, la première ressource extérieure des Comores, devant l’Aide publique au développement, qui représente environ 10 pour cent du PIB. Les migrants comoriens qui envoient des fonds sont composés d’une grande majorité d’employés à faible qualification (66 pour cent). Réciproquement, près de la moitié des bénéficiaires, sont issus des classes pauvres. Le « Grand mariage » est le motif principal d’envoi de fonds. Deux méthodes d’analyse ont été développées dans cette étude : l’une descriptive et l’autre économétrique. L’approche économétrique considère les envois de fonds comme une donnée endogène, résultant d’un « contrat implicite » entre les migrants et les bénéficiaires. La conclusion de l’étude est la suivante : les envois de fonds contribuent à une réduction des indices de pauvreté. L’impact sur les inégalités est mitigé. L’incidence de pauvreté (P0) baisse de -3,5 pour cent, sous l’effet des envois de fonds. La profondeur (P1) et la sévérité (P2) baissent respectivement de -7,4 pour cent, et -5,8 pour cent avec les envois de fonds. Les envois de fonds ont plus d’impact sur la pauvreté, pour les catégories des ménages suivantes : celles vivant en milieu rural, celles vivant en Grande Comore, celles dirigées par les femmes, les chômeurs et les inactifs. On observe alors que, ce sont les catégories des ménages qui bénéficient le plus d’envois de fonds en termes de dépenses par tête, qui enregistrent le plus d’impact sur la réduction de la pauvreté.

  • Titre traduit

    Remittances and poverty : case of Comoros


  • Résumé

    The target of this study is to measure the impact of the remittances on the poverty. The remittances to Comoros were evaluated to 113 Usd million in 2010, thus representing 24 percent of the GDP. The remittances are by far, the first external resource of the Comoros, in front of public Aid, which represents only approximately 10 percent of the GDP. The Comorian migrants, who send funds, are composed by a great majority of the employees with weak qualification (66 percent). Reciprocally, about half of the recipients, are resulting from the poor classes. The “Grand marriage” is the principal reason for remittances. Two methods of analysis were developed in this study: one descriptive and the other one, econometric. The econometric approach regards the remittances as an endogenous data, resulting from a “implicit contract” between the migrants and the recipients. The conclusion of the study is as follows: the remittances contribute to the reduction of the indices of poverty in Comoros. The effect on the inequalities is mitigated. The incidence of poverty (P0) drops by -3,5 percent, under the effect of the remittances. The depth (P1) and severity (P2) drop respectively by -7,4 percent, and -5,8 percent with the remittances. The remittances have more impact on poverty of the following categories of the households: those alive in rural areas, those alive in Grand Comore, those directed by the women, the unemployeds and the inactives. The categories of the households which are received the most remittances in terms of expenditure per capita, records the most impact on poverty reduction.


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