La Gouvernance à l’heure du Consensus Post-Washington : les limites théoriques et méthodologiques d'un concept protéiforme

par Thomas Roca

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jean-Pierre Lachaud.

Le président du jury était Edwin Le Héron.

Les rapporteurs étaient Jean-Pierre Cling, Isabel Medalho Pereira.


  • Résumé

    Avec l’évolution du Consensus de Washington comme fil conducteur, nous montrons que la gouvernance est partie à la reconquête de son caractère politique, caractère que les tenants du « tout marché » lui avaient retiré. Une fois le constat établi d’une gouvernance désormais démocratique, nous analysons les indicateurs produits pour la quantifier. Ces indicateurs sont en majorité des indices de perceptions, ils demeurent imparfaits, parfois biaisés.En nous intéressant à la mesure de la corruption, nous avons mis à jour l’existence d’un biais que nous qualifions de réflectif ou médiatique. La liberté de la presse joue un rôle important sur les perceptions. Nous suggérons que l’indice de perception de la corruption produit par Transparency International pénalise les jeunes démocraties. L’ouverture des médias et une liberté de la presse grandissante, en mettant à jour les actes de corruption jusqu’alors non révélés, influencent les experts de Transparency International qui ont tendance à dégrader leur notation.Récemment, un nouvel outil est apparu pour mesurer la qualité institutionnelle. Si les enquêtes menées auprès des ménages ne sont pas nouvelles en tant que telles, leur systématisation ouvre de nombreuses perspectives. En utilisant le Gallup World Poll nous avons été en mesure d’observer le ressenti des populations concernant la corruption, et ce, à une échelle encore inédite. Nous avons alors été en mesure de comparer les perceptions des ménages à celles des experts. Nous avons alors identifié les déterminants de ces écarts et montré l’influence de facteurs comme la liberté de la presse, la nature du régime politique ou encore la confiance envers les gouvernements.

  • Titre traduit

    Governance and the post-Washington consensus : theoritical and methodological limits of a protean concept.


  • Résumé

    With Washington Consensus as leit motiv, we show that governance ultimately reaffirmed its political nature which “whole market” supporters tried to eradicate. Once established the now democratic nature of governance, we study the indicators produced to evaluate it. These indexes are mostly perceptions indicators. Thus, they remain unperfected, sometimes biased.Focusing on corruption measurement, we uncovered a media or reflective bias. Press freedom plays an important role on perceptions. We suggest that the Corruption Perception Index, provided by Transparency International (TI) penalizes young democracies. Media aperture, broadcasting corruption deeds so far unrevealed, likely influences TI experts that consequently deteriorate their notations.Recently, a new tool appears to assess institutional quality. If household surveys are not brand new, their systematization opens new perspectives. Using Gallup Worl Poll, we were able to observe population’s feeling towards corruption at a global scale. Thus, we were able to compare population’s and expert’s perceptions. We then identified this gap determinants and put the light on the influence of press freedom, political organization or leadership approval.


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