Les Avatars et les métaphores de la figure humaine dans les spectacles contemporains de la marionnette

par Stanka Bonnetier

Thèse de doctorat en Arts du spectacle

Sous la direction de Amos Passing Fergombé.

Le président du jury était Didier Plassard.

Le jury était composé de Amos Passing Fergombé, Didier Plassard, Guy Lecerf, Bernard Andrieu.

Les rapporteurs étaient Guy Lecerf, Bernard Andrieu.


  • Résumé

    Cette thèse, relevant de la problématique des avatars et des métaphores de la figure humaine et deses multiples représentations scéniques, interroge les créations contemporaines de la marionnette. Elle a pourpoint de départ la pratique de la marionnette et la place conférée à la figure dans les dispositifs scéniques.Fondés sur des confluences des figures animées et des images de synthèse, les dispositifs contemporains issusdes nouvelles techniques de l’image et du son ont permis de dépasser la structure traditionnelle de lamarionnette. A mi-chemin entre poupée et forme raffinée, la marionnette dépasse ses contours et ouvre vers denouvelles représentations scéniques : des ombres, des doubles virtuels, des avatars de synthèse, pouvant êtretransformés et évolués en temps réel. Toutes ses représentations posent la question de l’incarnation. Ainsi lafigure de l’avatar se présente comme un possible prolongement de la marionnette. Les outils technologiquespermettent une nouvelle manière de former, d’élaborer la figure. Ils offrent une infinie possibilité de ladédoubler, de la multiplier, de la répliquer. Dans ce geste répétitif la figure tend progressivement vers uneffacement de ses contours. Loin de la forme anthropomorphique, elle symbolise le plus souvent une idée, unconcept, un mot en jouant sur l’essence de la matière et les agencements plastiques d’objets et de matières.Quant aux possibles dédoublements de l’interprète réalisés grâce aux technologies de l’image et du son, lecorps vivant en chair et en os se démultiplie dans des figurations comme les ombres, les reflets et les doublesvirtuels. Ces derniers deviennent un indice, une icône de notre présence. La démultiplication spatiale etcorporelle de leur présence iconique fait scintiller les nombreux subterfuges d’une ruse scénique. Car cettenouvelle figure, construite par les jeux d’illusions et de leurres qu’autorise l’usage du numérique effaceprogressivement les contours traditionnels de la figure humaine en brouillant les pistes d’une identificationtangible. Ces nouvelles figures se présentent comme des images décalées et sont une véritable invitation àpenser l’absence et la présence, l’apparition et la disparition. La figure s’ouvre à une interprétation multiple etoffre une vision différée en interrogeant la place de l’humain dans notre société. Les dispositifs scéniques quiabritent ces figures deviennent une véritable iconostase pour leur déploiement. Espace d’une fiction du regard,la figure compose et décompose sans cesse ses contours en offrant son image à celui qui la regarde. Lespectateur est invité à vivre une expérience oculaire en le transformant en véritable acte de voir.

  • Titre traduit

    Avatars and metaphors of the form in contemporary works of puppetry


  • Résumé

    This thesis studies the problematics of avatars and metaphors of the human form and its manifoldstage representations; it questions contemporary ‘creation’ in the field of puppetry. The practice of puppetryand the place bestowed on the human form in staging devices are the starting point of the study. Located at theconvergence of animated figures and of computer graphics, contemporary staging devices that stem from newtechniques of sound and video have allowed us to surpass the traditional framework of the puppet. Halfwaybetween doll and refined figure, the puppet goes beyond its outline and opens the path towards new stagerepresentations; shadows and virtual doubles, CGI avatars, which can all be transformed and developed in realtime. All its representations beg the question of incarnation. Thus the face of the avatar is presented as apossible extension of the puppet. Technological tools allow new ways of devising and developing the face. Theyoffer infinite possibilities to divide the face, to multiply and replicate it. In this repetitive gesture, the facetends gradually to be effaced of its outlines. Far from the anthropomorphic figure, it symbolises here an ideamost often, a concept, a word that underscores the essence of the material and the visual arrangement of objectsand matter. As for the potential splitting of the performer achieved thanks to new technology in video andsound, the living boy in flesh and blood multiples as shadows, reflections and virtual doubles. The latterbecome a sign, an icon of our presence. Spatial and corporeal duplication of their iconic presence makes thenumerous subterfuges involved in a staging device sparkle. Because this new figure, built from simulatedreality games and digital lures, gradually erases the traditional contours of the human form by blurring thepaths to any tangible identification. These new forms are presented as staggered images and are a realinvitation to rethinking absence and presence, appearance and disappearance. The face/form is exposed tomultiple interpretations and offers a deferred vision by questioning the place of the human being in our society. Staging devices that shelter these forms become a true iconostasis for their demonstration. The face –the space belonging to the fiction of the gaze – incessantly makes and breaks its outlines by throwing up itsimage to those who watch him. The viewer is invited to undergo an ocular experience by transforming it into atrue act of seeing.


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