Ostéoporose cortisonique et autres ostéoporoses secondaires

par Béatrice Bouvard

Thèse de doctorat en Physiologie et physiopathologie humaine

Sous la direction de Daniel Chappard.

Soutenue en 2011

à Angers .


  • Résumé

    Les étiologies des ostéoporoses secondaires sont multiples et souvent intriquées, nous avons étudié chez l'homme et chez l'animal certaines d'entre elles : les ostéoporoses iatrogènes induites par les glucocorticoïdes (GCs) et les inhibiteurs de l'aromatase, l'ostéoporose d'immobilisation et l'ostéoporose associée aux mastocytoses systémiques. Nous avons développé un modèle murin d'ostéoporose cortisonique pour étudier le retentissement des GCs sur les os longs et la mandibule. Nous avons confirmé que les GCs entraînent une réduction du volume osseux trabéculaire des tibias et montré pour la première fois chez la souris qu'ils diminuent le volume d'os alvéolaire. Nous avons ensuite étudié l'apoptose des ostéoblastes et des ostéocytes sous GCs en cytodynamique, la Dexaméthasone à 10-6 M n'augmente pas l'apoptose mais induit des modifications morphologiques des cellules. Dans un autre modèle animal nous avons étudié par microtomographie-X les effets d'une immobilisation prolongée sur le muscle et le tissu osseux des tibias chez le rat en croissance. Nous avons montré que cette immobilisation entraîne une perte musculaire et osseuse trabéculaire et corticale très rapide, une réduction de la croissance en épaisseur mais sans retentissement sur la croissance en longueur des tibias ni modification de leur forme. Chez l'homme, nous avons décrit le retentissement osseux des mastocytoses systémiques par analyse des paramètres microarchitecturaux après biopsie osseuse transiliaque chez 60 patients. Enfin, nous avons étudié prospectivement sur 3 ans le retentissement osseux des inhibiteurs de l'aromatase dans une cohorte de 497 femmes. A l'instauration du traitement 20% des femmes ont déjà au moins une fracture vertébrale ostéoporotique. Après 3 ans de traitement les patientes indemnes d'ostéoporose initialement ont un risque de perte osseuse et de fracture faible. L'administration de bisphosphonates stoppe la perte osseuse mais ne prévient pas complètement la survenue de nouvelle fracture vertébrale.

  • Titre traduit

    Glucocorticoid-induced osteoporosis and other secondary osteoporosis.


  • Résumé

    The aetiologies of secondary osteoporosis are multiple and often intricated, we studied in humans and in animals some of them: iatrogenic osteoporosis induced by glucocorticoids (GCs) and aromatase inhibitors, disuse osteoporosis and osteoporosis associated with systemic mastocytosis. We developed a murine model of glucocorticoid-induced osteoporosis to study the effects of GCs on the long bones and the mandible. We confirmed that GCs exposure leads to a reduction of trabecular bone at the tibia and showed for the first time in the mouse that GCs decrease the alveolar bone. We studied apoptosis of osteoblasts and osteocytes under GCs by cytodynamic method and we didn't find any increase in apoptosis but morphological modifications of osteocytes under Dexamethasone. In another study, we studied by microCT the effects of disuse induced by botulinum toxin on the muscle and bone at the tibia in growing rats. We showed that disuse leads to a rapid muscle and bone loss, a decrease of the growth in thickness but has no effect on the growth in length and doesn't modify the shape of tibia. In a clinical study we described the bone effects of systemic mastocytosis by analyzing the microarchitectural parameters after transiliac bone biopsy in 60 patients. Lastly, we showed in a 3 year prospective study the bone effects of aromatase inhibitors in a series of 497 women. We showed that 20% of the women have already at least one osteoporotic vertebral fracture at the beginning of aromatase inhibitor. After 3 years of treatment, the patients without osteoporosis have a low risk of bone loss and of osteoporotic fracture. Treatment with bisphosphonates blocks bone loss but does not prevent new vertebral fractures occurrence.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (212 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. : 235 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université d'Angers. Service commun de la documentation. Section Droit - Economie - Santé.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.