Le féminisme roumain et ses affinités avec le féminisme français (1918-1940)

par Andreea Dimitriu

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Christine Bard et de Ioan Ciuperca.

Soutenue en 2011

à Angers en cotutelle avec l'Iasi, Université "Alexandru Ioan Cuza" .


  • Résumé

    Paru dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le féminisme roumain se manifeste dans la période d'entre les deux guerres dans toute sa puissance, quoique la plupart des femmes impliquées dans le mouvement soient les représentantes d'une élite féminine, sans des rapports trop profonds avec le reste de la population. Les premières féministes découvrent le féminisme français par l'intermédiaire des études et des stages faits à l'étranger. Leurs contacts deviennent de plus en plus durables une fois que le mouvement roumain s'intègre, s'organise et s'affirme en public après l'union de 1918. L'implication des principales associations sur le plan international, la propagande et les actions déroulées au niveau national, les "victoires" obtenues (les droits civils en 1932, politiques intégrales en 1938) sont la preuve incontestable que dans l'espace roumain il y a un mouvement féministe fort. De plus, la période d'entre deux guerres en est le moment d'apogée, "l'indifférence patriarcale" et une partie de l'opinion publique sont combattues grâce aux efforts soutenus et à la patience spécifique féminine. Les affinités franco-roumaines, relevées dans notre thèse, celles au niveau des programmes, de l'organisation et même des formes de manifestation ne sont pas nouvelles, mais plutôt une preuve que le cadre national est dépassé. Ces deux pays latins ont déroulé des actions communes à l'intérieur des forts féminins internationaux, les liaisons d'amitié se manifestant aussi [bien] au niveau officiel que sur le plus personnel. Mais, chaque mouvement se dessine dans des contextes sociopolitiques différents, avec des nuances et spécificités qui leur donnent l'individualité.


  • Résumé

    Born in the second half of the 19th century, Romanian feminism manifested intensively in the interwar period, although most of the women involved in the movement were represntative for female elite, not very many, compared to the rest of the population. The first feminist activists discovered the French feminism through studies and internships abroad, ties strengthening up, as the Romanian feminist movement was integrated, organized, and publicly stated, after the 1918 Union. The internationally involvement of the main associations, national actions and propaganda, the acquired "victories" (the civil rights in 1932, the political rights in 1938) constitute the irrefutable evidence that an important feminist movement existed in the Romanian territory. Moreover, the interwar period represents its peak moment, "the patriachal indifference" manifested by both politicians and a part of public opinion, being fought with big efforts and with specific feminine patience. Romanian-French affinities, shown in our doctoral dissertation, as well as those at a programmatic, organizational level, and even those regarding the forms of manifestation, do not represent a novelty, but rather evidence of exceeding the National frame. These two countries, Latin in spirit, developed common actions within the international feminist forums, the friendship ties manifesting on both official and personal levels. But every movement is emerging in different social-political contexts, having particularities and overtones which inividualize them.

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  • Détails : 1 vol. (469 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 348-363

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