Le temps de la vie quotidienne chez les ouvriers de Saint Frères : Flixecourt 1930-1945
| Auteur / Autrice : | Mélanie Roussel |
| Direction : | Frédéric Lebaron |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance en 2011 |
| Etablissement(s) : | Amiens |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale en Sciences humaines et sociales (Amiens) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre universitaire de recherches sur l'action publique et le politique, épistémologie et sciences sociales (Amiens ; 1971-....) |
Mots clés
Résumé
Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, une industrie textile paternaliste, Saint Frères, envahit la vallée de la Nièvre dans la Somme, en y implantant plusieurs usines et nombre d'institutions patronales. Ces établissement offrent alors à des miliers d'habitants ''l'emploi à vie'', bornant ainsi leur quotidien. Avec la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale, la société recourt à une mise au chômage partiel et aux licenciements. Pour un certain nombre d'ouvriers, ces crises perturbent leur trajectoire de vie pourtant pensée par eux comme irréversible. Ces expériences disparates du chômage et de la guerre sont des manières différenciées de vivre la condition ouvrière qui mettent à mal l'unité de classe. Les divisions rendent alors les luttes plus difficiles. Loin des problèmes de conciliation ou de hiérarchisation des temps de la vie quotidienne d'aujourd'hui, cette recherche n'en montre pas moins les prémisses. Le temps était et reste une question de pouvoir.