Comprendre la marge de manoeuvre des dirigeants mandataires sociaux pour l'engagement stratégique socialement responsable des entreprises françaises cotées : exploration multi-méthodes
| Auteur / Autrice : | Magalie Marais |
| Direction : | Emmanuelle Reynaud |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de gestion |
| Date : | Soutenance le 01/12/2011 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences économiques et de destion d'Aix-Marseille (Aix-en-Provence) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Robert Fouchet, Samuel Mercier, Laurent Vilanova |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-François Chanlat, Pierre-Yves Gomez |
Mots clés
Résumé
La thèse cherche à comprendre la marge de manœuvre des dirigeants mandataires sociaux pour l’engagement stratégique socialement responsable des entreprises françaises cotées. Notre cadre théorique se définit autour des approches financières et stratégiques de la latitude managériale des dirigeants dans une vision synthétique des théories contractuelles et cognitives de la gouvernance.Nous adoptons une démarche d’exploration hybride alternant logique abductive et déductive. Un design multi-méthodes est mobilisé : entretiens, tests statistiques et étude de cas unique. Nos résultats montrent la prudence des dirigeants d’entreprises françaises cotées concernant leur engagement dans la RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) à titre individuel. Ils ne s’engageraient que dans le cas de pratiques proactives de leurs entreprises ou dans le cas de l’atteinte d’une performance financière conséquente. Une importante logique de légitimation de ces acteurs est révélée.Concernant l’influence des dirigeants sur l’engagement dans RSE de leurs entreprises, leur ancienneté en poste y serait positivement associée. Le renforcement de la capacité des dirigeants à percevoir et à répondre à la demande sociale tout au long de leur mandat peut expliquer ce résultat. Les dirigeants rechercheraient aussi leur enracinement à travers la RSE. Celui-ci pourrait être favorable à la performance de long terme des entreprises notamment celles témoignant de systèmes de gouvernance très financiarisés. Pour éviter des dérives personnelles dommageables, nos résultats montrent que l’autonomie acquise par les dirigeants par leur ancienneté se devrait d’être contrebalancée par des mécanismes de contrôle.Nos résultats insistent sur le rôle actif et positif potentiellement endossable par les dirigeants pour le repérage et l’intégration stratégique d’opportunités liées à la RSE dans le cadre d’une création de valeur partenariale