Le divin, l'Etat et le droit international : essai sur l'apport de la pensée biblique et du religieux dans la construction du droit international contemporain

par Mathieu Altbuch

Thèse de doctorat en Sciences juridiques

Sous la direction de Raphaël Draï.

Le président du jury était Hervé Isar.

Le jury était composé de Raphaël Draï.

Les rapporteurs étaient Olivier Jouanjan, Olivier Cayla.


  • Résumé

    L’imbrication du divin et du religieux, d’une part, du droit et notamment du droit international d’autre part, est un sujet dont l’actualité frappe l’observateur. Après des décennies pendant lesquelles la sécularisation et la fin de l’histoire ont pu masquer une telle imbrication, cette dernière est brusquement réapparue à l’œil occidental au début du XXIème siècle. Un examen plus attentif démontre que le retrait du divin et du religieux de la sphère juridique était une impression essentiellement ressentie dans l’Occident des deux derniers siècles, sans concerner de manière identique tous les États ni chacun d’entre eux dans l’ordre interne.Si l’accent est mis sur la Bible plutôt que sur les textes sacrés d’autres religions, c’est précisément parce qu’elle a influencé l’Occident, c’est-à-dire l’espace géographique et intellectuel où est né le mouvement de sécularisation. C’est dans cet espace que les concepts d’État et de souveraineté, centraux pour le droit international contemporain, ont vu le jour. L’un comme l’autre sont influencé par la lecture du texte biblique, et la perspective chrétienne est ici présentée en même temps que la perspective juive. Ces deux visions différentes ont nourri des débats, dont l’un opposa de manière fort polémique deux penseurs juridiques majeurs du XXème siècle. Cette polémique illustre les limites du mouvement intellectuel de sécularisation, mouvement qui intéresse au premier chef le droit public interne et le droit international.En réalité, la sécularisation n’empêche pas l’État de figurer comme une nouvelle forme de divinité, dont les bienfaits dispensés aux citoyens se nomment « providence » et dont l’expression principale du contrat social, la constitution, comprend dans de nombreux cas des références explicites au divin et à la religion. Ces dernières sont encore davantage mises en avant dans le cas particulier des relations israélo-pontificales, deux États tributaires de la Bible dans des proportions différentes et dans des interprétations qui ont longtemps empêché la reconnaissance de l’un par l’autre. Là encore, divin et religieux continuent d’imprégner le droit international


  • Résumé

    The interweaving of divine and religious, on one hand, of law and noticeably of international law on the other hand, is a matter which topicality hits the observer. After decades during which secularisation and the end of History may have hidden such an interweaving, the latter suddenly came back to appear to the Western eye at the beginning of the 21st century. A more careful examination demonstrates that the withdrawal of divine and religious from the law field was an impression mainly felt in the last two centuries West: it did not affect identically all state and, inside, all of the states. If it is insisted in this work on the Bible, more than in the sacred texts of other religions, it is precisely because the Bible influenced the West, which is the geographical and intellectual area where the secularisation movement was born. It is in this area that central concepts of international law, as state and sovereignty, dawned. Both two concepts are influenced by the reading of the Biblical text, and the Christian viewpoint is presented here as well as the Jewish viewpoint. Both those viewpoints have fed debates, of which one opposed controversially two of the major 20th Century law philosophers. This controversy illustrates the limits of the intellectual movement of secularisation, which interests first and foremost national public law and international law. As a matter of fact, secularisation does not prevent state to figure itself as a new shape of divinity, which goods offered to the citizens are called welfare (“providence” in French). The main expression of the social contract, the Constitution, includes in numerous cases explicit references to divine and to religion. Those are even more underlined in the particular case of the relations between Israel and the Holy See, two states owe much to the Bible, though in different scales and in interpretations that have long lastingly prevented the recognising of one by the other. There again, divine and religious go on imprinting public and international law


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  • Détails : 1 vol. (638 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 597-629

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  • Cote : AIX TD 2923
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