Le rythme de la figuration

par Nicolas Heckel

Thèse de doctorat en Arts plastiques et sciences de l’Art

Sous la direction de Michel Guérin.

Le jury était composé de Michel Guérin, Bruno Haas, Hélène Sorbé, Jean-Claude Le Gouic.

Les rapporteurs étaient Bruno Haas, Hélène Sorbé.


  • Résumé

    Cette étude vise à développer la notion de figuration hors des jalons établis par les sciences de l’image et du langage, sans remettre en question les domaines spécifiques de l’iconologie et de la sémiologie. Elle s’appuie pour cela sur deux champs d’investigation principaux : l’expérience de la peinture, poïétique et esthétique, et la philosophie. Il s’agit plus précisément d’amener l’expérience intime du faire, du voir et du faire-voir, à l’éclaircissement d’une certaine conscience figurale : que signifie « représenter » pour la conscience créatrice ? Quels processus psycho-sensoriels sont en jeu dans l’acte de figurer ? Comment définir la liberté d’action du peintre face, d’un côté, à sa part d’inconscience, et, de l’autre, au déterminisme de l’imitation ?Il ne s’agit donc pas d’étudier la peinture figurative, par opposition à la peinture abstraite, gestuelle, informelle…, mais la tendance intime qui, dans n’importe quel tableau, donne à voir des configurations. Une figure peut être fidèle aux apparences, tout juste allusive ou totalement détachée du monde visible (comme un cercle parfait ou une simple tache de peinture), elle détient toujours une puissance d’évocation, ainsi qu’une capacité à se conglomérer avec d’autres et à inspirer des rapports logiques. Figurer ne signifie pas clicher le monde visible, mais, d’une manière qui reste encore à définir, laisser émerger des schèmes animés, favoriser le surgissement de motifs imaginaires ; entités primitives, identitaires, fondatrices de notre mode d'habitation du monde.


  • Résumé

    This study is aimed to develop the notion of representation beyond the reference points established by the image and the language sciences, without challenging the specific fields of iconography and semiology. It is based on two main domains of investigation : painting experiment, both poïetic and esthetic, and philosophy. More precisely, it consists in bringing the intimate consciousness of making, seeing and making someone see to the clarification of a kind of figurative awareness : what does « representing » mean to the creative consciousness ? Which psycho-sensorial processes are in play in the action of representing (i-e painting recognizable shapes) ? How could we define the painter’s freedom of action in relation to, on the one hand, his/her unconsciousness and, on the other hand, the determinism of imitation ?Thus, this work is not about studying representational painting, as opposed to abstract, informal or action painting, but the intimate tendency which, in any painting, shows outlines. A figure may be true to life, hardly allusive or totally unconnected to the visible world (like a perfect circle or just a paint spot), it always has an evocation power, as well as an ability of mixing with other figures and inspiring logical links. Representing does not mean taking a picture of the visible world but in a way that still has to be defined, it means enabling alive schemes to appear, encouraging the springing up of imaginary designs, primitive, identifying, founding entities of the way we live in this world.


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