Les musiciens professionnels au service de la cité (fin de la République – Haut-Empire)

par Alexandre Vincent

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Catherine Virlouvet.

Le jury était composé de Catherine Virlouvet, François Bérard, Maria Letizia Caldelli, Claudia Moatti, Christophe Vendries.


  • Résumé

    Les musiciens professionnels romains ont longtemps été ignorés par l’historiographie. Seuls les grands artistes ont attiré l’attention des chercheurs, laissant de côté la majorité de ceux qui faisaient de la pratique musicale leur métier. L’épigraphie, principale source de cette étude, permet de changer de regard, en s’attachant à des hommes pour qui la musique pouvait être autre chose qu’une prestation artistique. En effet, des musiciens étaient quotidiennement appelés à participer au fonctionnement de la cité. Que ce soit pour appeler les citoyens aux rassemblements politiques ou aider aux rites de la religion publique, des hommes étaient, en tant que musiciens, au service de la cité. Les musiciens militaires, soldats et spécialistes à la carrière typée, ont fait l’objet d’une étude à part, pensée comme une contribution à l’histoire des postes inférieurs au centurionat.L’un des objectifs de cette enquête est de déterminer en quoi leur position de desservants mineurs de la cité avait des conséquences sociales pour les musiciens. Une approche prosopographique a permis de faire ressortir les caractéristiques sociales d’un groupe professionnel inséré dans la couche moyenne de la plèbe. Certains musiciens se détachent particulièrement de l’ensemble : les aenatores étaient, par excellence, des desservants sonores des cités. Le règne d’Auguste a marqué un temps fort pour la considération sociale de ces musiciens. Symboles de l’antiquité de Rome, ils étaient à même d’incarner une partie du discours augustéen.


  • Résumé

    No general study had focused on roman professional musicians. Famous artists have been considered, but everyday musicians remained ignored, even if some of them were exercising their talent for the benefit of the State. Musicians were used to summon citizens for the political meetings, or were expected to assist with the execution of state religion’s rites. Those men were, thanks to their musical performance, minor civil servants. Epigraphy is the main resource for this research. The prosopographical methodology chosen for this work has made it possible to reach these humble citizens. It also enabled a contribution to the history of the posts ranking under centurionate : their career paths of the military musicians were distinctive.As minor civil servants, how were musicians considered among the population of the roman cities ? These men belonged to the « middle class » plebs, but a special attention must be cast on the aenatores. They were, par excellence, civic musicians. Their history highlights Augustus’ reign : they seem to have enjoyed a special attention during the first princeps’ years. As epitomes of the Roman city’s antiquity, those men were ideal instruments chosen to trumpet the imperial ideology.


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  • Détails : 3 vol. (483, 328, 269 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 401-475

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